Montréal

La police appelée à une réunion de la Commission scolaire English Montreal jeudi

La police appelée à une réunion de la Commission scolaire English Montreal jeudi
Photo: Josie DesmaraisLes bureaux de la Commission scolaire English-Montreal

MONTRÉAL — Des agents de police se sont présentés jeudi soir à une réunion spéciale de la Commission scolaire English Montreal (EMSB) après que des parents aient manifesté de l’agitation face à une décision des commissaires.

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a signalé vendredi que les policiers se sont rendus vers 22h00 au siège de la commission scolaire situé sur la rue Fielding, dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce. Ils n’ont toutefois pas eu à intervenir pendant les quelque 20 minutes où ils ont été présents; aucune arrestation n’a été faite.  

Selon ce que rapporte le réseau de télévision Global, qui était sur place, la colère de certains parents a éclaté lorsqu’ils ont appris que les commissaires avaient voté en faveur de l’ajout d’écoles à leur proposition de cohabitation avec la Commission scolaire Pointe-de-l’Île, de langue française. 

Le mois dernier, le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a annoncé que la Commission scolaire English Montreal devrait se départir des écoles primaires General Vanier et Gerald McShane, de même que de l’école secondaire John Paul I, situées dans les arrondissements Montréal-Nord et Saint-Léonard, à la faveur de la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île. Il a expliqué que le taux d’occupation d’écoles de langue anglaise était faible alors qu’à la prochaine rentrée scolaire, la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île sera à court de 3000 places pour recevoir sa clientèle.

La commission scolaire anglophone a déposé une offre de cohabitation de ses écoles; cette proposition a été rejetée par l’autre commission scolaire.

Les commissaires ont déclaré jeudi que l’école John Paul I était retirée d’une nouvelle offre de cohabitation, mais que les écoles Lester-B.-Pearson, dans Montréal-Nord, et Laurier-MacDonald, dans Saint-Léonard, y seraient ajoutées. Ce sont des parents d’élèves de ces deux écoles qui auraient protesté.

Le ministre Roberge avait fixé au 10 juin dernier la date limite pour que les deux commissions scolaires s’entendent. Étant donné qu’aucun accord n’est survenu, il a lancé le processus de transfert des trois écoles de langue anglaise, tout en ajoutant que si d’autres solutions lui étaient rapidement proposées, il pourrait en tenir compte.

 

La Presse canadienne