Montréal

Trains de banlieue: exo montrée du doigt pour le manque de sécurité

Trains de banlieue: exo montrée du doigt pour le manque de sécurité
Photo: Josie Desmarais/MétroUne série de mesures d’atténuation ont été annoncées hier pour plusieurs secteurs touchés par les travaux du Réseau express métropolitain (REM), dont Deux-Montagnes et Mascouche.

Trains à pleine capacité, gens entassés «comme des sardines», quais remplis. Des usagers de la ligne Deux-Montagnes dénoncent une certaine insouciance de la part d’exo concernant la sécurité de sa clientèle.

Mardi, 8h. Rémi Achkar partage deux clichés (ci-dessous) d’un événement survenu à la station Montpellier. On y voit des navetteurs entassés ayant du mal à même libérer les portes. La toile s’enflamme alors.

 

Cédric Boileau, un résidant de Pointe-Calumet habitué des services de trains de banlieue, déplore que l’intégrité physique des usagers soit compromise. Il demande l’action immédiate de l’entreprise pour diriger les gens vers d’autres moyens de transport, dont le bus.

«Même le bétail voyage dans des meilleures conditions. Qu’en est-il de notre sécurité?», dit-il.

À ce sujet, le porte-parole d’exo, Louis-André Bertrand, indique à Métro des «comités tactiques quotidiens» suivent de près la situation d’engorgement des gares. Trois autobus arrivent «en boucle», chaque fois qu’un train descend à une station, afin de permettre une plus grande mobilité des usagers.

Obstruction des voies

C’est en raison d’un véhicule routier obstruant la voie ferrée que les trains ont eu 15 minutes d’intervalle avec l’horaire habituel, selon le porte-parole.

«Ils sont arrivés à quatre minutes d’intervalle à la gare Montpellier. Du coup, les clients des deux trains se sont trouvés sur le quai en même temps», justifie-t-il.

Il rappelle que la rentrée scolaire est, chaque année, «une période d’ajustement dans les transports collectifs» à laquelle exo n’échappe pas.

«La situation se rétablit habituellement en quelques semaines quand les nouvelles habitudes de déplacement sont intégrées par les utilisateurs», poursuit M. Bertrand.

La sécurité respectée, dit exo

Exo assure aussi à sa clientèle que «des autobus en nombre suffisant sont prévus pour transporter l’ensemble des usagers». D’autres autocars seraient même en réserve, «au besoin».

«On s’assure que les normes de charge et de sécurité soient respectées en tout temps..» -Louis-André Bertrand, porte-parole d’exo

En matière de sécurité, l’entreprise affirme que le nombre de personnes à bord des trains «respecte les normes de charge».

«Nos mesures de sécurité ont été ajustées à l’achalandage de la ligne et à différentes situation d’urgence», insiste-t-on également.

La nouvelle a fait réagir toute la journée sur le groupe Facebook Mouvement/Rally Train Deux-Montagnes, qui comporte près de 3000 membres. «Les enfants avaient vraiment de la difficulté à trouver de la place pour entrer», y témoigne entre autres un internaute.

Une action collective, des mesures de mitigation

Une demande d’autorisation d’exercer une action collective contre exo est organisée par des résidants. L’objet concernerait surtout «les retards et les annulations de train depuis novembre 2017» pour les lignes Mascouche et Deux-Montagnes, qui ont eu lieu à plusieurs reprises depuis deux ans.

La demande, qui sera présentée les 3 et 4 octobre prochains au tribunal, pourra faire l’objet d’une poursuite si elle est approuvée par un juge.

Une série de mesures d’atténuation ont été annoncées hier pour plusieurs secteurs touchés par les travaux du Réseau express métropolitain (REM). Deux-Montagnes et Mascouche, qui n’atteindront plus le centre-ville à partir de janvier 2020, sont les plus concernés.

Une navette gratuite ira notamment de Deux-Montagnes jusqu’à la gare de Bois-Franc, puis de celle-ci à la station de métro Côte-Vertu. Le trajet pour se rendre au centre-ville prendra ainsi 1h05, excluant le temps de correspondance. Un trajet pareil demanderait 1h50 en voiture.

Dans les secteurs Mascouche et Terrebonne, la ligne 30 ainsi que des navettes par bus iront jusqu’à la station Radisson. En moyenne, le trajet jusqu’au centre-ville prendra 1h15.