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Un nouvelle entreprise de jeux vidéo s’installe à Montréal

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Marie-Andrée Lavoie, directrice exécutive Talent et Culture, André Roy, directeur général, et Guillaume Roy, directeur exécutif Technologie, Phoenix Labs. Photo: Courtoisie

Une entreprise canadienne de création de jeux vidéo en pleine croissance compte embaucher 250 personnes d’ici trois ans pour faire rouler un nouveau studio à Montréal, qui est devenue dans les dernières années une véritable plaque tournante dans ce secteur.

La compagnie Phoenix Labs, qui possède depuis quelques années des bureaux à Vancouver et à San Mateo, en Californie, a opté pour la métropole québécoise pour poursuivre son expansion. Pour l’instant, l’équipe montréalaise ne compte que cinq employés en télétravail. Le directeur général de ce nouveau studio, André Roy, entend toutefois porter ce nombre à 250 d’ici trois ans.

«On a déjà commencé à travailler sur certains projets. Notre objectif, c’est de travailler sur deux nouveaux jeux vidéo», explique-t-il en entrevue à Métro. En 2019, l’entreprise a lancé le jeu vidéo Dauntless, qui compte actuellement plus de 25 millions de joueurs à travers le monde.

Le studio montréalais, qui devrait disposer de bureaux physiques d’ici quelques mois, travaillera aussi sur la création d’applications utilisant l’intelligence artificielle, indique M. Roy, un ancien d’Ubisoft.

Un domaine en croissance

En tout, le Grand Montréal compte environ 200 studios de jeux vidéo pour un total de plus de 15 000 travailleurs, selon des données de Montréal International. Ce secteur en pleine expansion n’a d’ailleurs pas été freiné par la pandémie. Phoenix Labs, qui annonce également ce mercredi la création d’un nouveau studio à Los Angeles, a d’ailleurs embauché 50 nouveaux employés cette année.

À terme, le nouveau studio de Phoenix Labs pourrait devenir un des cinq plus grands à Montréal, affirme M. Roy. Il devra toutefois, pour ce faire, réussir à recruter suffisamment d’employés dans la métropole, où entrent en compétition plusieurs géants dans le domaine du jeu vidéo, comme Ubisoft, WB Games et Eidos, entre autres.

«Le défi, c’est qu’on va commencer à produire nos propres titres, donc après, ça devient un enjeu de positionnement», évoque André Roy. Ce dernier n’écarte pas d’avoir recours, grâce au télétravail, à des employés demeurant «dans d’autres villes». Ce n’est toutefois pas l’option privilégiée par l’entreprise.

«C’est quelque chose qu’on pourra faire, mais ce sur quoi on se concentre, c’est sur la main-d’œuvre très qualifiée présente à Montréal», ajoute-t-il.

Actuellement, le Grand Montréal se positionne au cinquième rang parmi les plus grands centres de développement de jeux vidéo à l’échelle planétaire, selon Montréal International.

Atteindre la parité

Le secteur du jeu vidéo, qui offre des salaires très compétitifs et dont la moyenne d’âge des employés se situe sous la trentaine au Québec, est loin de la parité actuellement. En fait, selon des informations de la Guilde du jeu vidéo du Québec, 81% des employés dans ce secteur dans la province sont des hommes, contre 19% de femmes.

Phoenix Labs se donne toutefois comme objectif d’embaucher autant d’hommes que de femmes à Montréal.

«C’est un gros défi et on aime ça», lance M. Roy. Ce dernier souligne qu’environ autant de femmes que d’hommes jouent à des jeux vidéo. Il se montre donc confiant de pouvoir atteindre son objectif de parité d’ici quelques années.

«On veut travailler à créer la parité entre les hommes et les femmes.» -André Roy, directeur général du studio montréalais de Phoenix Labs

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