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Ligne bleue: Québec menace de «charcuter le projet», selon l’opposition

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Les travaux préparatoires pour le prolongement de la ligne bleue du métro. Photo: Josie Desmarais/Métro

Dans les projets de transport collectif, il y a une ligne à ne pas franchir, selon les groupes d’opposition à l’Assemblée nationale. Pourtant, Québec menace de le faire en évoquant une réduction du nombre de stations dans le futur prolongement de la ligne bleue du métro.

«On ne va pas commencer à charcuter un projet dont on parle depuis 40 ans parce qu’on a tardé à faire les expropriations.»

Le porte-parole en matière de transports du Parti québécois, Joël Arseneau, était agacé mardi matin. Lors d’un point de presse dans la Capitale-Nationale, il a exhorté le gouvernement de la Coalition avenir Québec à garder le cap: le prolongement de la ligne bleue doit compter cinq stations.

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L’élu péquiste réagissait aux propos de la ministre déléguée aux Transports, Chantal Rouleau, qui a évoqué dans des entrevues à La Presse et au 98,5 fm qu’une des cinq stations anticipées de la ligne bleue pourrait sauter.

«Nous, notre objectif, ce qu’on veut, c’est cinq stations du métro Saint-Michel jusqu’à Anjou, a-t-elle signifié à La Presse. Mais on ne peut négliger les scénarios comparatifs, ce qui va nous permettre de prendre les meilleures décisions.»

Un projet de 40 ans

Le prolongement de la plus jeune ligne du métro montréalais était déjà évoqué il y a une quarantaine d’années dans la métropole. Si les gouvernements visent toujours une mise en service en 2026, les travaux d’excavation n’ont même pas commencé.

En fait, Québec peine à procéder à l’expropriation des locaux nécessaires. Pendant ce temps, la facture s’allonge. Or, selon la cheffe du Parti libéral du Québec, Dominique Anglade, le gouvernement caquiste doit éviter de couper dans le projet original pour s’assurer de rester dans ses budgets.

«Absolument, il faut qu’on aille à cinq stations, a-t-elle réitéré mardi. Je pense qu’il faut désenclaver le plus possible l’Est de Montréal.»

Chez Québec solidaire (QS) aussi, on craint un impact sur le service aux citoyens de l’Est. «Très, très, très inquiétée» par la porte entrouverte de la ministre Rouleau, la députée solidaire Ruba Ghazal l’a invitée mardi à emprunter une autre avenue.

«Si on veut desservir la population, il faut que la ligne bleue soit complète», a-t-elle martelé.

«C’est deux poids, deux mesures. Pour ce qui est du [Réseau express métropolitain], il y a eu énormément de dépassements de coûts et on n’a pas les mêmes réactions qu’avec la ligne bleue.» – Ruba Ghazal, porte-parole de QS en matière de transports

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