Montréal

Six élus d’Union Montréal quitteront le navire jeudi

Les jours seraient comptés pour Union Montréal, le parti de l’ancien maire de Montréal, Gérald Tremblay.

Six élus devraient annoncer jeudi qu’ils quitteront le parti, selon Radio-Canada.

Les élus restants pourraient leur emboîter le pas et siéger comme indépendants, rapporte TVA Nouvelles, qui cite «des sources sûres». Déjà mercredi après-midi, Claude Dauphin avait remis sa lettre de démission à Union Montréal, selon Radio-Canada

La directrice générale intérimaire d’Union Montréal, Louise Fournier, n’a pas voulu confirmer ces départs. Elle s’est contentée de dire que le parti aurait «quelque chose à annoncer sous peu».

Une réunion de caucus est prévue jeudi matin. D’après le président du caucus d’Union Montréal, Bernard Blanchet, un groupe de travail doit y présenter des recommandations pour l’avenir du parti. M. Blanchet a indiqué ces jours-ci «ne sont pas faciles» pour le parti.

Les six élus qui quitteraient le navire seraient le chef d’Union Montréal, Richard Deschamps, élu à la tête du parti par ses pairs à la suite du départ de M. Tremblay, la mairesse de l’arrondissement de LaSalle, Manon Barbe, le conseiller de LaSalle, Alvaro Farinacci, ainsi que les conseillers d’arrondissements Vincenzo Cesari, Laura-Ann Palestini et Josée Troilo.

Au cours des derniers jours, trois élus ont confirmé qu’ils désertaient Union Montréal, soit les deux conseillers de Ville, Clémentina Teti-Tomassi et Jean-Marc Gibeau, ainsi que la conseillère d’arrondissement, Monica Ricourt. Ces élus de Montréal-Nord devraient rejoindre l’équipe de Denis Coderre, d’après Bernard Blanchet.

Reste à voir si ces départs signeront l’arrêt de mort du parti, qui a administré pendant plus de dix ans la Ville de Montréal. Une source a confié ce printemps à Métro que les élus d’Union Montréal songeaient sérieusement à dissoudre le parti depuis le départ du maire d’Anjou, Luis Miranda, en février dernier. Ils ne s’entendaient pas sur ce qu’ils devaient faire avec leur fonds électoral de quelque 750 000$

En raison de tous ces départs, Union Montréal perd son statut de groupe majoritaire et Vision Montréal, celui d’Opposition officielle. Ce faisant, Louise Harel perdra son bonus de 40 000$, prévu pour le poste de chef de l’Opposition officielle.

Le maire de Montréal, Michael Applebaum, n’a pas voulu commenter la décision des nouveaux élus indépendants. Mme Harel croit pour sa part que plusieurs des nouveaux indépendants seront tentés de rejoindre Denis Coderre, qui doit officialiser sa candidature à la mairie de Montréal la semaine prochaine. «L’avenir nous le dira», a-t-elle lancé. Quant au leader de Projet Montréal, Marc-André Gadoury, il a indiqué que ces nombreux départs étaient prévisibles. «Ce qui est surprenant, c’est que ça ne soit pas arrivé plus tôt», a-t-il dit.

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