Montréal

Montréal devra faire son deuil du Grand Prix

Les trois paliers de gouvernement ont été incapables de s’entendre avec
le grand manitou de la F1, Bernie Ecclestone, pour le retour du Grand
Prix de Montréal en 2009.

Un peu plus d’un mois après avoir appris que le Grand Prix du Canada
ne figurait plus au calendrier 2009 de la FIA, le maire Gérald
Tremblay, le ministre Raymond Bachand et l’ancien ministre fédéral
Michael Fortier ont confirmé hier que les négociations avec Bernie Ecclestone n’ont pas permis de sauver
l’événement.

«Les demandes irréalistes de Bernie Ecclestone
font en sorte que le Grand Prix ne peut pas être rentable, peu importe
la solidité financière du promoteur qui le prendrait en charge», a
indiqué le ministre du Développement économi-que et de la région de
Montréal, Raymond Bachand.

Les trois paliers de gouvernements
proposaient 110 M$ en cinq ans à Bernie Ecclestone, président de la
Formula One Management (FOM) en plus de 75 % du premier 10 M$ de
profits du Grand Prix et 25 % des profits subséquents.

M.
Ecclestone, propriétaire des loges situées dans les paddocks et des
publicités qui entourent le circuit, ce qui lui rapporte de 16 M$ à 20
M$ annuellement, a rejeté  cette proposition.

«Nous aurions
espéré une approche plus créative pour Montréal de la part
d’Eccles-tone, a déclaré l’ancien ministre responsable de la région de
Montréal, Michael Fortier. Mais ses demandes étaient déraisonnables.»

Le premier ministre, Jean Charest, s’est lui aussi dit déçu par l’échec des négociations.

Regard vers l’avenir
«Je
suis très déçu pour Montréal, pour le Québec, pour le Canada, pour les
amateurs de Formule 1 et pour les gens d’affaires, a affirmé le maire
de Montréal, Gérald Tremblay. Malgré cette déception, j’ai la
satisfaction du devoir accompli.»

M. Tremblay a indiqué son
intention de se tourner maintenant vers l’avenir. Il souhaiterait ainsi
créer un fond de développement qui permettrait d’attirer à Montréal des
événements d’envergure qui aideraient à soutenir l’économie de la
métropole.

Avec la disparition du Grand Prix, ce sont près de 80 M$ de retombées économiques qui déserteront Montréal l’été prochain.

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