Montréal

Les commerçants prêts à s'investir pour le Grand Prix

Les commerçants des rues Crescent, Peel, Saint-Laurent, McGill, Drummond et de la Petite Italie se sont mobilisés hier et ont assuré aux gouvernements leur entière collaboration morale et financière dans l’opération de sauvetage du Grand Prix de Montréal… mais pas à n’importe quel prix.

Le porte-parole de l’Asso-ciation des marchands de la rue Peel et propriétaire du restaurant Alexandre, Alain Creton, n’a pas voulu s’avancer sur le montant que seraient prêts à débourser les restaurateurs, hôteliers et autres gens d’affaires touchés par l’éventuelle disparition du Grand Prix.

«Il manque un peu d’argent, a-t-il indiqué. Différents chiffres ont circulé, mais on parlerait de six à dix millions de dollars. On est prêt à se cotiser, mais il est trop tôt pour dire jusqu’à quel montant. Bernie Ecclestone [le grand manitou de la Formule 1] est un homme d’affaires habile. S’il sait que nous sommes prêts à mettre 15 M$, il en demandera 20.»

Tout en affirmant vouloir garder le Grand Prix dans la métropole, M. Creton n’est pas prêt à plonger dans l’aventure les yeux fermés.

«On a dit à Bernie Ecclestone qu’on veut garder le Grand Prix, mais pas à n’importe quel prix, a-t-il expliqué. Oui, on peut payer mais, s’il vous plaît, soyons des hommes d’affaires consciencieux.»

Pourquoi attendre?
Les restaurateurs et hôteliers ont lancé leur mouvement de mobilisation alors que le maire Gérald Tremblay, le ministre du Développement économique, Raymond Bachand, et le ministre fédéral sortant responsable de la région de Montréal, Michael Fortier, s’apprêtaient à rencontrer Bernie Ecclestone à Londres.

«On ne voulait pas attendre le retour de [la délégation canadienne] pour montrer qu’on est derrière les gouvernements et qu’on est prêts à mettre de l’argent, a précisé Alain Creton. On ne voulait pas que les gens de Montréal et du Québec se disent que les gens d’affaires ne s’inquiètent pas beaucoup et ne s’investissent pas.»

M. Creton a d’ailleurs invité le président de Tourisme Montréal, Charles Lapointe, à mobiliser ses troupes afin d’assurer la présentation du Grand Prix en 2009. En 2003, alors que le Grand Prix était menacé, Alain Creton, alors à la tête de Destination centre-ville, avait amassé 200 000 $ pour sauver l’épreuve canadienne.

Articles récents du même sujet

Exit mobile version