Montréal

Grand Prix du Canada: «Nous ne le perdrons pas»

Si on en croit la Ville de Montréal et les gouvernements fédéral et provincial, le Grand Prix du Canada n’est pas encore mort. Un détail pourrait toutefois venir contrecarrer les plans de sauvetage des élus : combien de millions faudra-t-il allonger pour satisfaire l’appétit du grand manitou de la F1, Bernie Ecclestone?

Tout en leur pouvoir
Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, le ministre québécois du Dévelo­ppement économique, Raymond Bachand, et le ministre fédéral du Com­merce international, Michael Fortier, ont soutenu hier qu’ils feraient tout en leur pouvoir pour assurer la présentation du Grand Prix du Canada en 2009 et dans les années à venir.

Les hommes politiques se montrent toutefois très hésitants lorsqu’il s’agit de  parler du montant d’argent qu’ils seraient prêts à investir.

«Le message que nous lançons, c’est que nous ne voulons pas perdre le Grand Prix et que nous ne le perdrons pas, a déclaré Michael Fortier. Mais nous n’avons pas encore décidé d’investir dans l’aventure puisque nous n’avons aucune idée des fonds qui seraient nécessaires.»

Il semble que la somme à débourser ira bien au-delà des 5,5 M$ qu’avaient promis les trois paliers de gouvernements lors de la signature du dernier contrat liant Normand Legault à Bernie Ecclestone, en 2006.

«On comprend qu’il existe un différend commercial de l’ordre de 10 M$ à 20 M$  entre MM. Legault et Eccle­stone», a simplement indiqué Gérald Tremblay.
MM. Tremblay, Bachand et Fortier devraient rencontrer Bernie Ecclestone prochainement afin de comprendre les raisons du retrait du Grand Prix et d’évaluer ce qui peut être fait pour en assurer la réintégration.

Sauver le Grand Prix, mais pas à n’importe quel prix
«Nous allons prendre une décision économiquement responsable», a précisé à maintes reprises Gérald Trem­blay, assurant du même coup que le sauvetage de l’épreuve montréalaise ne se fera pas à n’importe quel prix.

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