Montréal doit voir grand en arts publics, dit le Conseil des arts
Le Conseil des arts de Montréal a déposé, mercredi soir, un mémoire à l’occasion des consultations sur le nouveau cadre d’intervention en art public de la Ville de Montréal. Métro s’est entretenu avec Christian O’Leary, directeur des communications et du développement au Conseil, au sujet de la place de l’art public dans la métropole.
Où se trouve Montréal en termes d’art public?
Montréal n’est pas nécessairement à la traîne puisqu’on retrouve plusieurs Å“uvres importantes sur son territoire. On n’a qu’à penser à La joute, de Jean-Paul Riopelle, dans le Quartier international, ou à L’homme, de Calder, sur l’île Sainte-Hélène. Mais on ne peut pas dire non plus qu’on est à l’avant-garde, parce qu’on n’a pas toujours su mettre en valeur les Å“uvres d’art public.
Dans son mémoire, le Conseil des arts de Montréal propose de mettre sur pied un concours international d’envergure qui aurait lieu tous les cinq ans. Pourquoi?
Pour le moment, la loi du 1 % [une mesure qui consiste à réserver obligatoirement, à l’occasion de la construction ou de l’extension de certains bâtiments publics, une somme de 1 % pour l’affecter à la réalisation d’une ou plusieurs Å“uvres d’art conçues pour ce lieu] implique des concours nationaux. Pour attirer des talents internationaux, il faut un projet d’envergure. Ces concours, présentés tous les cinq ans, nous permettraient d’amasser des sommes importantes et de dénicher des partenaires de tailles. Cela nous aiderait à attirer des talents de calibre international.
Croyez-vous que la Ville de Montréal porte suffisamment attention à l’art public?
Il y a des périodes où il y a un peu moins d’attention portée à l’art public et d’autres où il y en a plus. L’administration municipale actuelle a pris ses responsabilités. Elle a pris le temps de se pencher sur la question de l’art public en se dotant d’une politique de développement culturel et d’une politique du patrimoine. Dès 2004-2005, la Ville a pris les choses en main.