Montréal

Neuf organismes reçoivent une aide supplémentaire pour la lutte à la pauvreté

Un peu plus de quatre mois après avoir signé une entente de trois ans avec le gouvernement du Québec qui lui rapportera 24 M$ pour lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale, la Ville de Montréal a annoncé aujourd’hui le versement d’une première tranche de 717 788 $ à neuf organismes de la métropole oeuvrant auprès des itinérants.

Ce montant a été puisé à même le fond d’urgence de 2 M$ créé au moment de l’officialisation de l’entente, en décembre. Les organismes qui souhaitaient obtenir une part de l’enveloppe devaient prouver qu’ils subissaient une diminution marquée de leurs sources de financement, une hausse marquée du coût de leurs ressources, une hausse importante des demandes d’aide ou une complexification des enjeux auxquels ils sont confrontés.

Encore beaucoup à faire
Les sommes consenties, qui varient entre 14 000 $ et 125 000 $, devraient être récurrentes pour les trois années de l’entente. Pour l’ensemble des organismes touchés, il s’agit d’une bonne nouvelle, mais tous s’entendent pour dire qu’on est loin de la coupe aux lèvres.

«En faisant notre demande, on est allé au plus urgent, mais on est loin du compte si on veut combler tous nos besoins», a indiqué Léonie Couture, fondatrice et directrice générale de La rue des femmes, qui vient en aide aux femmes itinérantes.

Même son de cloche du côté de la Maison du Père, qui lutte toujours, en compagnie des deux autres grands refuges montréalais – la Mission Bon Accueil et la Mission Old Brewery -,  afin d’obtenir un financement accru du ministère des Services sociaux.

«Nous sommes conscients qu’il y a plusieurs autres préoccupations, a déclaré le maire Gérald Tremblay. Mais nous ne voulions pas investir la totalité du fonds d’urgence tout de suite.»

Le maire de Montréal a toutefois précisé que d’autres sommes seront versées prochainement. Les banques alimentaires pourraient faire partie des organisations visées.

M. Tremblay a également réitéré son espoir de voir naître «une véritable politique québécoise en itinérance», qui reconnaîtrait les problèmes spécifiques vécus dans la métropole et qui lui assurerait un financement stable et adéquat.

Articles récents du même sujet

Exit mobile version