Les travaux de démantèlement de la raffinerie Shell de Montréal-Est auraient déjà débuté, même si la ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, n’a toujours pas donné son accord. Dans un courriel envoyé à la ministre Normandeau dont RueFrontenac.com a obtenu copie, un syndiqué a affirmé que Shell avait décidé «d’arrêter la raffinerie». Selon le travailleur, Shell aurait «ordonné d’éliminer tout produit pétrolier dans les unités de production de la raffinerie dans le but d’entreprendre son projet de terminal».
Pourtant, le 21 septembre, Nathalie Normandeau affirmait qu’aucune autorisation de démantèlement ne serait donnée avant qu’une commission parlementaire ne se soit penchée sur la décision de Shell de fermer sa raffinerie et sur les conséquences que cette décision aurait sur l’indépendance énergétique du Québec.
Aucune date n’a encore été annoncée pour la tenue de cette commission. Shell a nié jeudi avoir amorcé le démantèlement de sa raffinerie et a indiqué que les travaux effectués avaient été autorisés.
Une longue saga
La décision de Shell de transformer sa raffinerie en terminal a fait couler beaucoup d’encre.
1 Après avoir tenté de vendre sa raffinerie, Shell annonce le 7 janvier, son intention de fermer ses installations montréalaises.
2 Le 19 janvier, un comité de survie est mis sur pied afin de tenter de trouver un acheteur pour la raffinerie.
3 Le 20 juillet, les dirigeants de Shell sont à Ottawa pour expliquer les raisons qui les ont poussés à fermer la raffinerie et à refuser l’offre d’achat de Delek-US.
4 Le 21 septembre, c’est au tour du gouvernement du Québec de vouloir entendre les
dirigeants de Shell.