Les problèmes de détérioration des goussets du pont Mercier, des plaques qui servent à faire le joint entre les poutres qui supportent le pont, avaient été notés dès 2006 dans un rapport préparé pour le gouvernement fédéral qui avait été remis aux autorités provinciales. Québec aurait toutefois omis d’intervenir sur les goussets pendant près de cinq ans.
Selon les informations obtenues par The Gazette en vertu de la loi sur l’accès à l’information, Ottawa a renforcé 50 goussets en 2008 sur la portion du pont Mercier qui lui appartient. Québec a attendu jusqu’au mois de juin dernier pour fermer le pont et remplacer ou renforcer une dizaine de goussets.
Pourtant, le rapport commandé par la Société des ponts Jacques-Cartier et Champlain, qui s’occupe de la partie du pont Mercier qui appartient au gouvernement fédéral, stipule que la réparation des goussets devait être une priorité.
Les inspecteurs demandaient ainsi aux responsables du pont de suivre de près l’évolution de la corrosion des goussets et d’évaluer l’impact de la rouille sur le comportement des éléments touchés.
En septembre, le ministre des Transports, Pierre Moreau, a affirmé que la dégradation des goussets s’était produite à un rythme accéléré et que les dommages n’auraient pas pu être identifiés plus tôt.