Montréal

Un réseau mobile offert dans le métro d’ici sept ans

Les usagers du métro qui attendaient depuis des années le déploiement d’un réseau mobile qui leur permettrait de naviguer sur le web pendant leurs déplacements seront finalement comblés.

La Société de transport de Montréal (STM) a annoncé mercredi avoir conclu une entente avec Bell, Rogers, Telus et Vidéotron afin d’offrir un réseau mobile dans le métro.

Le projet, dont le déploiement est évalué à 50 M$, sera divisé en cinq phases et devrait être complété d’ici cinq à sept ans. Les quatre partenaires d’affaires assumeront à parts égales les coûts.

Les technologies 3G, 4G et 4G LTE seront déployées. Ainsi, les usagers du métro qui possèdent un téléphone qui dispose d’une connexion à internet pourront, à terme, naviguer sur le web, visionner des vidéos, et effectuer des appels dans les voitures, les tunnels et les stations de métro.

«On a une relation assez spéciale avec nos téléphones cellulaires et ce n’est pas normal qu’au moment où on a un peu plus de temps, on ne puisse pas continuer à être connecté avec le monde, a souligné François Gratton, président de Telus Québec. En 2013, il était plus que temps que tous les Montréalais aient accès à leur téléphone mobile dans le métro.»

Telus, qui a déjà participé au déploiement du réseau mobile du Montréal souterrain, sera responsable de conceptualiser le réseau, de superviser et de coordonner les travaux de déploiement et d’entretenir le réseau.

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La planification et la conception du projet ont déjà débutées. Des travaux d’installation seront d’ailleurs amorcés d’ici la fin de l’année dans les station Saint-Laurent et Place-des-Arts. Les usagers pourraient toutefois devoir attendre 2014 pour pouvoir profiter du réseau mobile.

Cette première phase servira de projet-pilote. Dès lors que Telus sera assuré que tout fonctionne correctement, la deuxième phase sera lancée. Celle-ci touchera les stations de la ligne verte situées au centre-ville. Suivront les stations de la ligne orange situées au centre-ville.

«On s’est donné un échéancier de cinq ans, mais c’est sûr qu’on va travailler très fort pour terminer plus rapidement, a indiqué M. Gratton. Ce qu’il faut comprendre, c’est que le métro est en opération quasi-constante, alors on ne dispose que d’une fenêtre de trois heures par jour, pendant la nuit, pour travailler.»

La STM, qui dénombre quelque 900 000 déplacements chaque jour dans le métro, espère que ce nouveau service rendra l’expérience des usagers plus conviviale et agréable.

«Par cette initiative, nous répondons à l’un des objectifs du Plan stratégique 2020, soit celui d’offrir une expérience client bonifiée, et ce, tout en poursuivant le développement de l’information à la clientèle en temps réel, a déclaré le président de la STM, Michel Labrecque. Ce faisant, nous entendons rester à l’affût des nouvelles tendances technologiques pour continuer à offrir le meilleur service possible.»

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