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Déraillement de train dans Saint-Henri

Photo: Yves Provencher/Métro

Le déraillement d’un train du Canadien National (CN), survenu dans la nuit de samedi à dimanche après une collision avec une autre locomotive, a causé le déversement de 3500 litres de diesel dans le quartier Saint-Henri à Montréal.

Vers minuit et quart, le train, qui transportait des céréales, a outrepassé d’environ 400 pieds un signal rouge où il aurait dû s’arrêter pour laisser passer un autre train transportant de la marchandise, a expliqué Guy Laporte, enquêteur principal régional au Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST). «Le premier train a essayé de freiner, mais il ne s’est pas arrêté à temps et a accroché le deuxième train à un endroit où leurs deux voies se rapprochaient», a raconté M. Laporte.

Deux wagons et deux locomotives de ce premier train ont alors déraillé, mais sont demeurés debout. Le réservoir de carburant se trouvant sous l’une des locomotives aurait été perforé lors de l’accident, qui a eu lieu non loin des rues Saint-Jacques et de Courcelle. Personne n’a été blessé.

Des spécialistes du CN, le Service de sécurité incendie de Montréal et un intervenant d’Urgence-Environnement ont été dépêchés sur place. Selon André Ménard, coordonnateur à Urgence-Environnement, la situation est maintenant sous contrôle et 3000 litres de diesel ont déjà été pompés dans les heures qui ont suivi.

«Il n’y a plus de risques pour la population, puisque le déversement n’a pas touché les égoûts et n’est pas allé dans un cours d’eau», a assuré M. Ménard. Le diesel restant se trouve dans le sol, lequel devrait être excavé complètement au plus tard aujourd’hui, d’après M. Ménard. Le CN s’affairait dimanche à déplacer les wagons pour libérer les voies.

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Le CN a assuré que le train ne transportait aucune matière dangereuse et qu’il était opéré par deux chauffeurs. La compagnie ferroviaire a alerté les autorités dans les minutes qui ont suivi l’incident. Le rôle des pompiers, premiers sur les lieux, a été de contenir le déversement à l’aide de digues jusqu’à ce que l’entreprise engagée par le CN ne vienne pomper le diesel.

Anie Samson, vice-présidente du comité exécutif à la Ville de Montréal, juge que le mécanisme de communication établi avec le CN depuis quelques mois a bien fonctionné.

Le BST poursuit l’enquête pour identifier de possibles manquements en ce qui a trait à la sécurité. «Est-ce un facteur humain ou mécanique? Notre mandat sera de voir s’il est nécessaire de pousser l’enquête plus loin et de faire des recommandations pour l’avenir», a affirmé M. Laporte.

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