Le Canadian Pacific (CP) doit sécuriser ses chemins de fer situés en milieu urbain, a exigé lundi un regroupement d’organismes montréalais.
Le Centre d’écologie urbaine de Montréal, le Conseil régional de l’environnement de Montréal, et Vélo Québec, qui font partie du groupe, ont demandé que l’aménagement des traverses existantes soit révisé, que de nouveaux passages à niveau soient construits et que des limites de vitesse soient imposées aux trains qui circulent dans des milieux urbains.
Ils ont rendu publiques ces revendications à la suite de la mort de la cycliste Mathilde Blais, sous le viaduc de la rue Saint-Denis, sur lequel a été construite une voie ferrée du CP.
Depuis trois ans, les arrondissements du Plateau–Mont-Royal et de Rosemont–La Petite-Patrie demandent au CP qu’un passage à niveau soit notamment aménagé dans le secteur où a péri Mme Blais il y a une semaine. À la fin du mois, la Ville de Montréal et le CP doivent participer à une médiation à ce sujet devant l’Office des transports du Canada. Les organismes montréalais, qui réclament un environnement sécuritaire pour les piétons et les cyclistes, entendent suivre de près ces discussions.
Le Collectif pour des passages à niveau, qui se veut un regroupement citoyen, a demandé de son côté qu’une rencontre d’urgence soit organisée entre la Ville de Montréal et le CP pour discuter des enjeux liés aux chemins de fer construits en milieu urbain.
