Montréal

Les policiers feront le point sur le congé de masse

La Fraternité des policiers et policières de Montréal (FPPM) évaluera cette semaine la décision du maire de Montréal, Denis Coderre, qui refuse de payer la facture après qu’une centaine de policiers de Montréal aient pris un congé de maladie simultanément samedi.

Ce congé de masse des policiers pourrait laisser croire à un moyen de pression pour contester la réforme des régimes de retraite des employés municipaux. Le FPPM nie par contre avoir encouragé ses policiers à ne pas aller travailler.

Les policiers qui étaient déjà en fonction ont dû poursuivre leur quart de travail en heures supplémentaires pour remplacer les policiers qui ne se sont pas présentés au travail.

«Le temps supplémentaire que ça va coûter, ce n’est pas les citoyens qui vont payer pour ça, ce sera le syndicat», a affirmé M. Coderre lors d’un point de presse samedi.

Le FPPM réserve pour le moment ses commentaires sur cette décision et choisira cette semaine si elle réagit aux propos du maire, a indiqué à Métro Éric Normandeau du FPPM.

La décision de la Commission des relations de travail (CRT), rendue tard dans la nuit de vendredi à samedi, pourrait également faire partie de cette réflexion. La Ville avait demandé à la Commission d’intervenir alléguant que les policiers de Montréal allaient «refuser, dans une proportion d’un policier sur deux», de se présenter au travail samedi «en invoquant des raisons de santé». La CRT avait alors ordonné au membres de la FPPM de «fournir leur prestation régulière et normale de travail».

«C’est un peu particulier parce qu’il n’y a personne qui a tranché en faveur de qui que ce soit dans ce dossier. On évaluera ce qu’il s’est passé pour vrai, et comment, puis quelle sera la suite des choses.», a ajouté M. Normandeau, soutenant que les allégations de la Ville ne sont pas fondées.

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