Montréal

BIXI croit à une saison 2015

Au vu des derniers chiffres enregistrés par BIXI-Montréal, les membres de son conseil d’administration se disent satisfaits et confiants pour l’avenir de l’organisme, malgré des chiffres plus bas que l’an passé.

En date du 31 juillet, le nouvel OBNL BIXI-Montréal, qui assure la gestion du service de vélos en libre-service, comptait 33 715 membres, soit près de 3000 membres de moins qu’à pareille date l’an dernier.

C’est l’un des derniers résultats transmis mercredi, lors du bilan de mi-saison de BIXI. Des résultats que les membres du conseil d’administration tiennent à remettre dans le contexte d’un début de saison difficile jumelé à une tempête hivernale.

«La majorité des pertes est survenue en mars et avril, deux mois qui nous ont fait mal. Mais depuis l’annonce de [la création de] l’OBNL [fin-mars], les écarts se sont atténués. Les mois de mai, juin et juillet nous rendent très confiants», a indiqué Marie Elaine Farley, présidente du CA de BIXI-Montéal.

Les membres du CA ne sont pas en mesure de dire si le nombre de membres actuels est suffisant pour assurer la pérennité du service, mais ils ne ferment pas la porte à une prochaine saison. «On y croit [à une saison 2015]. On est convaincu que c’est un service qui doit être maintenu. On doit travailler pour assurer la pérennité du service pour les années subséquentes», a indiqué Mme Farley.

Les représentants de BIXI sont restés avares de commentaires sur le développement du plan d’affaires et sur la santé financière de l’organisme, mais ils assurent que toutes les recommandations seront faites à l’automne. «Est-ce que l’apport de la Ville sera nécessaire pour faire vivre BIXI? On ne peut pas encore vous le dire. Ça fait partie des points qu’on étudie actuellement», a ajouté Suzanne Lareau, présidente-directrice générale de Vélo Québec, également membre du CA.

Déjà, Mme Lareau estime qu’il faudrait revoir le principe de «rentabilité» pour étudier le cas de BIXI. «La rentabilité de BIXI n’est pas seulement économique, mais aussi sociale. Elle fait partie du cocktail de transport des Montréalais», a fait valoir la directrice générale de Vélo Québec.

Une opinion que partage Craig Sauvé, porte-parole en matière de transport pour Projet Montréal. «Ce serait génial si BIXI pouvait être 100% rentable, mais c’est un service public, ça amène tellement d’autres paramètres positifs en terme d’environnement, de réduction de la circulation, et ça incite les Montréalais à prendre le vélo», avance M. Sauvé qui demandera un engagement du maire Denis Coderre, au prochain conseil municipal, pour le retour de BIXI en 2015.

Factures en question
Les membres du CA ont réagi au budget supplémentaire de 360 000$ pour des dépenses liées à BIXI-Montréal qui doit être autorisé au prochain conseil municipal, tel qu’indiqué par Métro plus tôt cette semaine.

Le budget en question accorde notamment un contrat à 8D Technologies pour la mise à jour de logiciels d’exploitation en plus de fournir une «station de nouvelle génération» au réseau de vélos en libre-service existant.

«La Ville savait quelle devait conclure une entente avec 8D, mais ce n’était pas prévu dans le budget qui a été transféré à BIXI-Montréal lors de sa création. Ça devait prendre un moment avant de conclure l’entente compte tenu de la faillite. [Le 360 000$] n’est donc pas une dépense additionnelle, c’est une dépense qui était prévue, mais qui n’avait pas encore été convenue», a expliqué Suzanne Lareau.

Une précision qui n’a pas convaincu le conseiller de Projet Montréal, Craig Sauvé. «Il faudra poser des questions. Notre inquiétude c’est d’investir sans avoir de garantie que le service se poursuivra au-delà de cette saison», a-t-il rappelé.

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