Montréal

La FAÉCUM veut protéger les bourses et les auxiliaires de cours

À la suite des coupes de 172M$ imposées par le gouvernement Couillard au réseau universitaire, les étudiants de l’Université de Montréal demandent la garantie de la direction qu’elle ne sabrera pas dans les bourses au soutien ni dans le nombre d’auxiliaires d’enseignement.

L’Université de Montréal recevra 24,6M$ en moins de Québec en raison de ces compressions et doit l’absorber dans ses dépenses d’ici son prochain budget en mars.

«On est conscient que le contexte est difficile, qu’il faudra faire des choix, mais les priorités pour nous, ce sont les bourses et les auxiliaires de cours», indique Vincent Fournier Gosselin, secrétaire général de la Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal (FAÉCUM).

Deux éléments qui, selon le président, favorisent la réussite scolaire et la qualité de l’enseignement. «Les bourses de soutien sont une aide essentielle pour que les étudiants puissent continuer leurs études. Les auxiliaires, c’est de l’encadrement direct pour les étudiants. Dans le cadre d’une formation de qualité, on pense que c’est prioritaire», fait-il valoir.

À l’unanimité, les associations membres de la FAÉCUM ont adopté cette orientation au début du mois d’octobre. «Ça arrive rarement à la FAÉCUM qu’il y ait des positions qui soient partagées par l’ensemble des associations», fait remarquer M. Fournier Gosselin.

Les enveloppes allouées aux bourses et aux auxiliaires d’enseignement font toutefois partie des dépenses jugées «compressibles» par l’université. «C’est pour ça qu’on veut rapidement lancer comme message qu’il ne faut pas toucher à ça», indique celui qui rencontrera le recteur de l’Université de Montréal, Guy Breton, vendredi.

Il ajoute que les assemblées générales sont de plus en plus achalandées par des étudiants inquiets de l’impact qu’auront les coupes.

Déjà, 50 charges de cours seront supprimées à la session d’hiver, a annoncé la direction.

«On a choisi de prioriser la qualité de la formation [dans nos demandes], plutôt que la flexibilité», précise le président de la FAÉCUM.

Mais l’Université de Montréal peut difficilement faire ces garanties, indique son porte-parole, Mathieu Filion. «C’est la troisième année consécutive qu’il y a des coupes importantes. Il commence à y avoir peu d’endroits que l’université peut se donner le droit de ne pas toucher», explique M. Filion qui précise qu’en trois ans, c’est presque 10% du budget qui a été coupé.

Le plan de compressions de l’université doit être rendu public dans quelques semaines, «mais c’est sûr que la direction a les bourses à coeur», précise le porte-parole. En raison des coupes dans les charges de cours, «il va y avoir un impact sur toutes les unités, tant administratives que du point de vue des études», ajoute-t-il.

Les associations de la FAÉCUM devront décider de la gradation des moyens de pression d’ici l’obtention de la réponse de l’université, ainsi que dans le cas où cette dernière choisit de couper dans les budgets alloués aux bourses et aux auxiliaires.

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