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Imbroglio autour de locaux d’un nouveau centre de santé et de services sociaux

Photo: Getty Images

Cinq organismes qui donnent des services aux personnes handicapées ont appris cette semaine qu’ils pourraient être délogés de leurs locaux par le nouveau Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS).

«Avec l’adoption de la loi 10, […] notre CIUSSS aura besoin de récupérer tous les espaces du 3800 Radisson, afin de maximiser l’utilisation des espaces réseau. Il faut donc considérer cette lettre comme un avis d’intention de mettre fin à notre entente de location sur un horizon d’environ 6 mois», peut-on lire dans une lettre envoyée par le Centre de réadaptation Lucie-Bruneau, propriétaire du bâtiment, à l’un de ces organismes, le Regroupement des usagers du transport adapté et accessible (RUTA) de Montréal.

Ces organismes craignent pour leur survie, incertains de pouvoir éponger les coûts d’un nouveau bail et d’un déménagement. «Actuellement, on a la chance de payer seulement 3,80$ du pied carré. On n’a pas trouvé de solution de remplacement pour le moment qui soit en bas de 12$ par pied carré. On n’a pas les moyens de payer ça», a exposé Annie Hottin, directrice générale du RUTA, qui siège à cette adresse depuis 30 ans. Les locaux choisis doivent par ailleurs être accessibles aux personnes à mobilité réduite.

Monique Guay, directrice de communications du nouveau CIUSSS Centre-Est-de-l’île, dont relève depuis mercredi le Centre Lucie-Bruneau, ne sait pas pourquoi cette lettre datée du 26 mars a été envoyée. «Ça a été écrit par l’ancienne administration et on vient d’en prendre connaissance. Nous n’avons pas l’intention d’évincer des groupes communautaires de nos locaux pour y installer des cadres», a-t-elle assuré. Selon Mme Guay, il aurait fallu écrire «aurait besoin de récupérer tous les espaces» plutôt qu’«aura».

«Si on a besoin de reprendre ces locaux, on va s’asseoir avec eux pour trouver des pistes de lieux possibles», a pour sa part indiqué Marie-Claude Roussin, conseillère aux communication au Centre Lucie-Bruneau.

L’avenir de ces locaux et de ces groupes communautaires semble donc toujours incertain. Les établissements de santé de Montréal font présentement l’inventaire des locaux qui pourraient accueillir les gestionnaires des nouvelles structures créées par l’entrée en vigueur du projet de loi 10.

«On a peur que les remaniements de structures obligent d’autres organismes à déménager, et plusieurs d’entre eux ne seraient pas capable de faire face à ces coûts supplémentaires», a souligné Anne Pelletier, directrice du Regroupement des organismes de promotion du Montréal Métropolitains, dont les membres oeuvrent auprès des personnes en situation de handicap.

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