Contrairement à New York, la Ville de Montréal n’a pas l’intention d’aller de l’avant avec le bannissement du polystyrène (styromousse).
Depuis mercredi, les magasins, restaurants et industries de New York n’ont plus le droit de posséder, vendre ou offrir des produits faits de polystyrène, tels que des verres, assiettes et barquettes. Une mesure que le maire de la ville américaine, Bill de Blasio, avait annoncé en janvier dernier et qui a pris effet cette semaine.
L’administration de Blasio a fait savoir que cette interdiction découle de l’impossibilité de recycler cette matière, ainsi que l’absence de marché pour le polystyrène post-consommation. L’interdiction de la vente de cette matière pourrait libérer les rues et les dépotoirs de près de 30 000 tonnes de polystyrène, estime le maire de Blasio.
«Nous avons de meilleures options, de meilleures alternatives, et si plusieurs autres villes dans le pays nous suivent en interdisant eux aussi la vente de cette matière, les matériaux alternatifs deviendront plus nombreux et moins coûteux», avait affirmé le maire Bill de Blasio dans un communiqué au début du mois de janvier.
Mais du côté de Montréal, on indique que, bien que l’administration Coderre est «sensible à cet enjeu», on préfère se concentrer à l’heure actuelle sur la réflexion concernant le bannissement des sacs de plastique, pour laquelle les consultations publiques ont lieu actuellement.
On souligne toutefois qu’un programme est actuellement en vigueur pour les cinq prochaines années dans l’arrondissement de LaSalle pour la récupération du polystyrène – principalement provenant des commerces – piloté par l’entreprise Polyform. Lors de la dernière année, le projet pilote a permis de détourner 2,5 tonnes de polystyrène, qui peuvent ensuite être transformé en granule pour créer des blocs de remblai léger pour les routes, ou fondu pour réaliser des coffrages de béton pour des projets de construction.
