Les cols bleus de la Ville de Montréal ont l’obligation de rentrer au travail mardi matin.
Dans une décision rendue lundi, en fin de journée, la Commission des relations de travail leur ordonne «de travailler de façon normale et habituelle» au cours de la journée de mardi. Elle demande par ce faire à la présidente du Syndicat des cols bleus regroupés de Montréal, Chantal Racette, «de prendre toutes les mesures nécessaires» pour que ses membres ne débrayent pas en grand nombre.
Le Syndicat des cols bleus avait convoqué une assemblée générale extraordinaire pour le 8 décembre à 8h, au Palais des congrès. Il souhaitait notamment discuter avec ses membres du recours de sous-traitance et de la diminution de la rémunération globale de Ville.
«Étant donné que la convention collective expire le 31 décembre 2017, il s’agit de toute évidence d’une grève illégale qui privera la population des services auxquels elle a droit», a écrit la Commission des relations de travail dans sa décision.
La Ville a demandé dimanche une audience d’urgence à la Commission des relations de travail pour faire valoir son point de vue. Le président du comité exécutif, Pierre Desrochers, a indiqué dimanche par communiqué que la Ville «ne tolérera pas que des actions concertées viennent perturber les opérations normales de la Ville». Le syndicat des cols bleus ne s’est pas présenté devant la commission.
