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Aide internationale: faire plus avec moins

In this photo taken Sunday, March 19, 2017, children take water from a well at a camp for those who were previously displaced by fighting, near a church in Rajaf, South Sudan. As the world marks World Water Day on Wednesday, March 22, 2017 more than 5 million people in South Sudan do not have access to safe, clean water, compounding the problems of famine and civil war, according to UNICEF. (Matthieu Alexandre/Caritas Internationalis via AP) Photo: Alexandre/Caritas Internationalis via Associated Press

OTTAWA — Le ministre des Finances estime que le Canada peut faire plus avec moins en termes de développement international, notamment à l’aide d’une nouvelle institution financière de crédit qui servira à lutter contre la pauvreté dans les pays en voie de développement.

Le plus récent budget du ministre Bill Morneau a suscité les foudres d’organismes spécialisés dans le développement international et la lutte contre la pauvreté parce que les fonds consacrés à l’aide internationale n’ont pas été augmentés.

En entrevue avec La Presse canadienne, le ministre ne s’est pas excusé de ce choix.

M. Morneau préfère se concentrer sur un nouvel outil antipauvreté — une «institution de financement du développement», qui prêterait de l’argent à des entreprises privées afin de les aider à financer des projets destinés à réduire la pauvreté dans les pays en développement.

Cette nouvelle institution pourrait être potentiellement attrayante pour les entreprises privées, selon certains analystes. Mais ils croient cependant qu’il y a davantage de travail à faire pour s’assurer que les sociétés investiront l’argent convenablement et qu’elles ne se contenteront pas d’encaisser la subvention du gouvernement.

L’ancien gouvernement conservateur avait proposé cette idée dans son budget de 2015 et M. Morneau l’a mise en place avec un investissement de 300 millions $ en capital. L’institution sera une filiale d’Exportation et développement Canada.

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