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Moins d’appartements disponibles et des loyers plus chers partout au Canada

Logement
Photo: Josie Desmarais/Métro

Au Canada, les loyers augmentent, tandis que les logements disponibles se raréfient. Le Québec n’échappe pas au phénomène.

«Au Québec, le taux d’inoccupation a beaucoup diminué: il est passé de 3,4% en 2017 à 2,3% en 2018. Le parc locatif du Québec est plus imposant que celui des autres provinces», a noté la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), dans un rapport publié mercredi.

Pour la SCHL, la demande croît plus que l’offre, ce qui a entraîné alors une légère hausse des loyers.

«Le loyer moyen des appartements de deux chambres dans les immeubles visés par les enquêtes d’octobre 2017 et d’octobre 2018 a progressé de 3,5%, ce qui est supérieur au taux d’inflation observé au Canada durant la même période», a expliqué la SCHL.

À Montréal, le loyer mensuel moyen pour un logement de deux pièces est passé de 782$ en 2017 à 809$ en 2018. La SCHL a observé des hausses de loyer partout dans la province. Elles sont toutefois loin de rivaliser avec celles qu’ont connues Vancouver (de 1552$ à 1649$) ou Toronto (de 1404$ à 1467$).

Pour le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ), la province traverse une «crise du logement abordable».

«Considérant que les taux d’inoccupation sont en baisse, ce serait de plus en plus difficile pour les ménages à faible revenu de trouver un logement qui répond à leurs besoins et qui ne coûte pas les yeux de la tête», a déploré le porte-parole du RCLALQ, Maxime Roy-Allard.

Le regroupement souhaite interpeller à ce sujet la nouvelle ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, Andrée Laforest, mais il ne s’attend pas à un miracle de la part du gouvernement caquiste. «Depuis leur arrivée, et même en campagne, la CAQ ne s’est pas prononcée sur ce sujet et aucun mot sur la question du logement depuis leur arrivée au pouvoir. On va mettre la pression», a M. Roy-Allard.

Le RCLALQ réclame la mise en place d’un contrôle obligatoire des loyers pour empêcher les propriétaires d’augmenter un loyer de plus de 2%, ainsi que la construction massive de logements sociaux.

Le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), demande pour sa part depuis plusieurs mois la construction d’au moins 50 000 logements sociaux pour répondre aux besoins des Québécois. En entrevue avec Métro pendant la campagne électorale, l’actuel premier ministre François Legault avait affirmé qu’il avait «une ouverture» à ce sujet, mais qu’il comptait évaluer les besoins.

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