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Ottawa mis au défi de prouver l'extrémisme sikh

Ottawa mis au défi de prouver l'extrémisme sikh
Photo: Frank GunnFrank Gunn / La Presse Canadienne

OTTAWA — Un avocat représentant l’une des plus grandes organisations sikhes du Canada affirme que le gouvernement fédéral doit prouver qu’il existe une véritable menace de groupes extrémistes sikhs au pays ou supprimer une section d’un récent rapport qui le prétend.

Les Canadiens de confession sikhe ont été scandalisés, cette semaine, par le rapport annuel du ministère de la Sécurité publique documentant les menaces terroristes au Canada et qui incluait pour la toute première fois une section sur l’extrémisme sikh.

Le député libéral Randeep Sarai, le chef du NPD Jagmeet Singh et l’Organisation mondiale sikhe du Canada figurent parmi les voix qui réclament des explications du ministère. Ils soutiennent que rien dans le rapport ne prouve l’existence de l’extrémisme sikh au pays.

Le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, a déclaré avoir demandé aux fonctionnaires de réviser le libellé du rapport afin de s’assurer qu’il ne dénigre aucune religion ni aucun groupe en particulier.

Mais pour Balpreet Singh, l’avocat de l’Organisation mondiale sikhe du Canada, réviser le vocabulaire ne suffit pas.

M. Singh allègue que la seule différence entre l’année dernière et cette année, c’est le voyage désastreux du premier ministre Justin Trudeau en Inde. L’avocat dit avoir l’impression que le Canada tente d’apaiser son allié en ajoutant une section sur l’extrémisme sikh dans le rapport.