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L’enquête du BST sur un écrasement mortel près de Drummondville souligne les risques liés au manque d’expérience

L’enquête du BST sur un écrasement mortel près de Drummondville souligne les risques liés au manque d’expérience
Photo: THE CANADIAN PRESS

OTTAWA — Le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) souligne les risques liés au manque d’expérience en vol aux instruments, en particulier la nuit, pour expliquer un écrasement d’hélicoptère qui a fait trois morts près de Drummondville, le 1er février 2018.

L’appareil Robinson R44 Raven I avait quitté Saint-Georges de Beauce vers 19h45 à destination de Saint-Alexis-de-Montcalm, dans Lanaudière. A 21h35, il a été retrouvé dans un champ à Saint-Joachim-de-Courval, détruit par les forces d’impact et par un incendie. Les trois occupants ont perdu la vie.

Le pilote était Jean-Claude Mailhot, un homme d’affaires âgé de 57 ans. Sa fille Janie, 32 ans, a également trouvé la mort tout comme une amie de cette dernière, Nathalie Desrosiers.

Le BST croit que le pilote a fort probablement fait face à de piètres conditions météorologiques qui ont nui à ses références visuelles avec le sol et qu’il aurait par la suite perdu la maîtrise de l’hélicoptère en raison d’une désorientation spatiale.

L’organisme a signalé que bien que le pilote possédait une licence valide et les qualifications nécessaires pour effectuer le vol, il est probable qu’il ne possédait pas les habiletés nécessaires pour faire face à une réduction significative des références visuelles avec le sol. Le BST appuie cette hypothèse sur le nombre total d’heures de vol du pilote, sa formation et son expérience limitée en vol de nuit.

L’enquête souligne plusieurs facteurs de risque liés aux vols de nuit selon les règles de vol à vue.

Le BST écrit que le Règlement de l’aviation canadien (RAC) n’exige pas que les pilotes maintiennent leurs compétences en vol aux instruments pour se prévaloir des avantages de la qualification de vol de nuit. Cependant, le rapport indique que les pilotes risquent d’être incapables de reconnaître la désorientation spatiale et d’y réagir de façon appropriée, ce qui augmente les risques d’accident en raison d’une perte de maîtrise.

De plus, le RAC n’exige pas que les pilotes qui effectuent des vols selon les règles de vol à vue de nuit subissent une évaluation périodique de vol aux instruments en double commande avec un instructeur qualifié, encourant un risque accru qu’en cas de perte de référence visuelle, les pilotes ne puissent pas conserver la maîtrise de leur aéronef ou reprendre la maîtrise à temps afin d’éviter un accident.

 

La Presse canadienne