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Le Canada refuse de signer un amendement sur l’exportation de déchets dangereux

Le Canada refuse de signer un amendement sur l’exportation de déchets dangereux
Photo: Aaron Favila/The Associated Press

OTTAWA — Le Canada ne signera pas l’amendement à un traité international qui pourrait interdire à une quarantaine de pays d’exporter leurs déchets vers les pays en développement: Ottawa estime que cela empêcherait aussi le transfert de matières recyclables.

Cet amendement à la Convention de Bâle, qui limite les expéditions de déchets dangereux dans le monde, avait été proposé il y a plus de 20 ans, mais il a récemment refait surface au Canada, lorsqu’on a appris que des ordures canadiennes pourrissaient dans une centaine de conteneurs envoyés aux Philippines.

Les 103 conteneurs avaient été expédiés à Manille en 2013 et 2014 et étiquetés comme «plastiques à recycler». Les autorités philippines ont toutefois découvert que ces conteneurs canadiens transportaient en réalité des ordures ménagères — notamment des couches pour adultes, des aliments et des appareils électroniques.

Un tribunal philippin a ordonné sans succès au Canada de récupérer ses déchets. Ottawa et Manille ont depuis formé un groupe de travail chargé de trouver une façon écologique d’éliminer ces ordures.

Une responsable d’Environnement et Changement climatique Canada a expliqué qu’Ottawa avait modifié en 2016 sa propre réglementation concernant les transferts de déchets dangereux, afin d’empêcher que de telles expéditions se reproduisent.

La porte-parole a toutefois précisé que le Canada n’était pas favorable à l’amendement de la Convention de Bâle, qui pourrait empêcher toute exportation de matières recyclables. Ottawa estime qu’il existe de bonnes raisons environnementales de mener des opérations internationales de recyclage et de valorisation, y compris dans les pays en développement.

La Presse canadienne