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Droits des passagers aériens: les règles proposées seraient «inhumaines»

Droits des passagers aériens: les règles proposées seraient «inhumaines»
La Presse canadienne

HALIFAX — Des élèves du secondaire terrifiés ont été barricadés dans des salles de classe pendant des heures mercredi lors d’un confinement lié à la présence d’une arme qui s’est terminé par l’arrestation d’un garçon de 15 ans en Nouvelle-Écosse.

La police régionale d’Halifax a déclaré avoir récupéré une imitation d’une arme de poing après avoir répondu à une plainte concernant des armes à la Dartmouth High School, non loin du centre-ville.

La direction de l’école a écrit dans un courriel envoyé aux parents et aux tuteurs que le confinement a commencé juste avant la fin des classes lorsque la police a informé l’école d’une menace potentielle.

Les étudiants se sont blottis dans les salles de classe pendant des heures, beaucoup tenant leur téléphone portable et envoyant des messages inquiets à leurs parents, alors que des policiers lourdement armés envahissaient l’école.

Angela Jones-Riekst dit avoir reçu un texto de la part de son fils peu après 15 h. Il disait: «je t’aime».

«Puis il a dit: « Maman, je pense que je vais mourir (…) Nous sommes en confinement et nous pensons qu’il y a un tireur dans l’école », a-t-elle affirmé. À ce moment-là, j’étais arrivée à l’école et je n’avais jamais vu autant de voitures de police de ma vie.»

Mme Jones-Rieksts a ajouté qu’elle avait continué à échanger des messages avec son fils tout au long de cette épreuve effrayante.

«Il était en train de dire au revoir (…) c’est contrariant pour une mère de recevoir des textos comme ceux-là de son fils.»

De son côté, Chris Davis a dit être arrivé tôt à l’école pour récupérer sa fille lorsque la police «a commencé à filer à gauche, à droite et au centre».

«Tout à coup, les fusils d’assaut sont sortis, avec des béliers, des boucliers et (…) puis ils ont amené l’escouade antibombe et les chiens», a-t-il raconté.

Selon M. Davis, la police a indiqué aux parents qu’un suspect se trouvait dans le gymnase de l’école.

«Je communique avec ma fille», a-t-il lancé avant la levée du confinement.

«Ils sont barricadés dans leur salle de classe, ils ne sont pas autorisés à passer des appels téléphoniques, ils ne sont pas autorisés à parler. Ils sont autorisés à envoyer des textos mais ils doivent absolument rester silencieux.»

Le père a ajouté: «Ils ont tous peur, ils ont peur.»

Il a estimé qu’il y avait environ 35 voitures d’escouade, fourgonnettes et voitures de police banalisées sur les lieux.

Après que les portes ont été déverrouillées, il a jugé que les étudiants avaient l’air «visiblement secoués» par l’incident.

Le centre régional d’éducation d’Halifax a annoncé à 17h30 que le confinement avait été levé.

Peu après 17h30, la porte-parole de la police Neera Ritcey a confirmé que les policiers avaient un suspect en garde à vue.

Elle a ajouté que personne n’a été blessé, ajoutant que l’enquête était en cours.

Brett Bundale, La Presse canadienne