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Procès Cadotte: une première journée de délibérations sans verdict

Procès Cadotte: une première journée de délibérations sans verdict
Michel Cadotte, accused of murder in the 2017 death of his ailing wife in what has been described as a mercy killing, heads to the courtroom to hear final arguments February 19, 2019 in Montreal. THE CANADIAN PRESS/Ryan Remiorz

MONTRÉAL — Les jurés ont achevé leur première journée de délibérations au procès pour meurtre de Michel Cadotte sans parvenir à un verdict.

Michel Cadotte, 57 ans, est traduit en justice pour le meurtre au deuxième degré de sa femme Jocelyne Lizotte, atteinte de la maladie d’Alzheimer à un stade avancé.

Ses avocats ont argué qu’il était déprimé et incapable de s’en sortir après avoir observé Mme Lizotte souffrir pendant neuf ans. La poursuite a rétorqué que Michel Cadotte avait compris l’impact de ses actes et avait l’intention de tuer son épouse lorsqu’il lui tenait l’oreiller sur le visage.

Les jurés ont deux verdicts possibles: ils doivent décider si le crime porte l’«intention requise» pour le meurtre au deuxième degré ou s’il s’agit d’un homicide involontaire coupable.

Lors du procès, Michel Cadotte a déclaré qu’il avait fait suffoquer son épouse avec un oreiller le 20 février 2017. Le jury devra déterminer s’il avait l’intention de tuer sa femme et tenir compte de son état d’esprit au moment du meurtre.

Mme Lizotte, 60 ans, résidait dans l’établissement de soins de longue durée Émilie-Gamelin, incapable de s’occuper d’elle-même après avoir été atteinte par la maladie d’Alzheimer neuf ans plus tôt. En 2016, Michel Cadotte avait appris que son épouse n’était pas admissible à une aide médicale à mourir, car elle ne pouvait pas donner son consentement et n’était pas considérée comme étant en fin de vie.

Le jury composé de huit hommes et de quatre femmes a été séquestré mercredi en fin de journée. Ils sont sortis brièvement de leurs délibérations jeudi pour poser une question sur les règles relatives au fait d’entendre de nouveau un témoignage.

Sinon, les jurés sont demeurés derrière des portes closes sans refaire surface. Ils resteront séquestrés jusqu’à ce qu’ils obtiennent un verdict unanime.

La Presse canadienne