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Ottawa veut endiguer l’entrée irrégulière de migrants à la frontière américaine

Ottawa veut endiguer l’entrée irrégulière de migrants à la frontière américaine
Photo: DARRYL DYCK / La Presse Canadienne

OTTAWA — Le ministre canadien de la Sécurité frontalière, Bill Blair, a indiqué vendredi qu’il discutait avec les élus américains de la possibilité de combler une faille dans l’accord frontalier entre les deux pays — ce qui pourrait priver les demandeurs d’asile d’un important motif pour entrer au Canada à travers champs et forêts.

L’«Entente entre le Canada et les États-Unis sur les tiers pays sûrs» stipule que les migrants ne peuvent demander l’asile au Canada s’ils arrivent à un point de contrôle frontalier officiel depuis un pays considéré «sûr», comme les États-Unis.

Ces migrants peuvent toutefois demander le statut de réfugié s’ils ont réussi à entrer au Canada — même de façon irrégulière.

Cette possibilité a poussé depuis deux ans des dizaines de milliers de demandeurs d’asile en provenance des États-Unis à entrer au Canada à pied, à travers champs et forêts — surtout par le chemin Roxham à Saint-Bernard-de-Lacolle, en Montérégie, à la frontière avec le Vermont.

Le gouvernement canadien songe à appliquer maintenant l’entente sur les tiers pays sûrs à ces personnes qui traversent de manière irrégulière s’il est évident qu’elles sont entrées au Canada en provenance des États-Unis, ou inversement.

Selon le ministre Blair, cela pourrait contribuer à éliminer l’incitatif qui a poussé plus de 40 000 migrants à entrer de manière irrégulière au Canada depuis 2017.

La Presse canadienne