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Réduction des heures de travail pour 70 techniciens chez Bell

Réduction des heures de travail pour 70 techniciens chez Bell
Photo: THE CANADIAN PRESS/Darren Pittman

MONTRÉAL — Environ 70 techniciens travaillant pour Bell au Québec et en Ontario ont vu leurs heures de travail réduites, ont indiqué, lundi, Bell et le syndicat Unifor qui représente notamment ces travailleurs.

Ces techniciens sont classés dans la catégorie des travailleurs à temps partiel, mais ils travaillaient régulièrement durant 40 heures par semaine.

«Si on regarde au cours des 25 dernières années, ces gens-là ont toujours été à 40 heures-semaine. Pourquoi à ce stade-ci faire des coupures, lorsqu’il y a quand même beaucoup de travail à faire?» a demandé en entrevue Renaud Gagné, directeur québécois d’Unifor, qui est affilié à la FTQ au Québec.

La diminution du nombre d’heures serait même de moitié, déplore M. Gagné. «L’impact sur ces salariés-là de réduire à deux jours et demi leur paie ou leur temps de travail est majeur pour eux: l’hypothèque, l’automobile, l’épicerie, les études. Il n’y a rien de très intéressant là-dedans», a-t-il critiqué.

Du côté de Bell, on indique qu’il s’agit d’un «ajustement de la charge de travail des employés à temps partiel, basé sur l’évolution de la demande des clients».

Bell assure que ces réductions sont faites en tout respect de la convention collective. «C’est un ajustement entièrement couvert par la convention collective. En fait, les heures de travail de ces employés continueront de dépasser les exigences de la convention.»

Bell note aussi qu’elle emploie des milliers de techniciens au pays. Ces 70 employés à temps partiel servent les principales entreprises clientes.

Mais M. Gagné craint qu’il s’agisse d’un mouvement de fond, soit le recours à la sous-traitance avec des employés non syndiqués et moins bien rémunérés. «Un coup que tu ouvres la porte, pourquoi ne pas faire la même chose avec la balance? C’est pour ça qu’on veut le dénoncer à ce stade-ci. On dénonce pour ceux qui sont affectés, mais on dénonce aussi d’autres qui pourraient venir», a-t-il résumé.

Bell réitère au contraire son engagement à développer ses services au pays. «Il est important de noter que Bell a considérablement augmenté son nombre de techniciens syndiqués au cours des dernières années afin de soutenir notre réseau de fibre optique ainsi que l’expansion de nos services», a répliqué la direction. 

Lia Lévesque, La Presse canadienne