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Jean-François Roberge veut ramener des enseignants retraités au travail

Jean-François Roberge veut ramener des enseignants retraités au travail
Photo: THE CANADIAN PRESS/Jacques BoissinotJean-Francois Roberge.

Québec fait appel aux enseignants retraités pour combler la pénurie de suppléants dans les commissions scolaires.            

Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a affirmé mardi en mêlée de presse que certaines écoles vivent en ce moment des situations «extrêmement difficiles».

C’est le cas notamment à Laval, où 40 pour cent des enseignants n’ont pas été remplacés le mois dernier.

Pour remédier rapidement à la situation, il souhaite ramener dans le réseau des personnes retraitées. 

«C’est quelque chose sur laquelle je travaille avec mon collègue au Trésor en ce moment, pour voir de quelle façon on pourrait faciliter le retour de certains enseignants qui voudraient revenir à contrat ou à temps partiel», a-t-il déclaré.

À l’heure actuelle, les enseignants retraités qui souhaitent revenir dans les écoles pour faire de la suppléance sont «pénalisés», car ils ne sont pas payés «à 100 pour cent», explique-t-il. «On travaille là-dessus», a-t-il assuré.

Jean-François Roberge, lui-même un ex-enseignant, affirme qu’il travaille également à ramener dans les écoles des enseignants qui ont déserté le métier ces dernières années. 

Il estime à près de 20 pour cent le nombre d’enseignants qui abandonnent le métier après cinq ans d’exercice, ce qui représente selon lui un bassin de «quelques milliers d’enseignants».

S’il disposait de leur numéro de téléphone, il les appellerait personnellement pour leur dire: «On a besoin de vous, revenez, on croit en vous, on va vous aider à aider les élèves». 

Le ministre a affirmé que le budget provincial, qui sera présenté jeudi, enverra «un signal très clair que les profs ne sont pas laissés à eux-mêmes».

Pour sa part, l’opposition libérale voit d’un bon oeil ces initiatives. D’après elle, d’ici 2023, il manquera au réseau pas moins de 8000 enseignants.

«Si on doit aller chercher des enseignants à la retraite pour les mettre à contribution maintenant parce qu’il nous manque d’enseignants, faisons-le, on ne peut pas avoir de classes où il n’y a plus d’enseignants pour enseigner à nos jeunes», a déclaré la porte-parole libérale en matière d’éducation, Marwah Rizqy.

Caroline Plante, La Presse canadienne