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Sentiments partagés des Québécois sur leur langue officielle et sur le Canada

Sentiments partagés des Québécois sur leur langue officielle et sur le Canada
Photo: THE CANADIAN PRESSThe flag flies at half-mast on the Peace tower Monday January 30, 2017 in Ottawa. It was announced Monday that the flag would fly at half-mast in memory of the victims of the Quebec City shooting. THE CANADIAN PRESS/Adrian Wyld

MONTRÉAL — Un sondage réalisé à l’échelle canadienne contient des données qui révèlent certains sentiments des Québécois sur leur place dans le Canada et l’avenir de leur langue officielle.

La consultation menée par six instituts de recherche que publie La Presse signale que parmi plus de 5700 Canadiens interrogés, 54 pour cent des répondants québécois se disent ni fédéralistes ni souverainistes, se croient entre les deux ou ne le savent pas, alors que 23 pour cent se disent surtout fédéralistes. Une proportion identique se décrivent comme souverainistes.

Le sondage ajoute que 55 pour cent des Québécois croient fortement ou assez fortement que l’idée de la souveraineté est aujourd’hui dépassée. À peine 18 pour cent des Québécois francophones âgés de 18 à 24 ans se décrivent comme souverainistes, mais les trois quarts affirment qu’ils ne sont ni franchement fédéralistes, ni franchement souverainistes.

Les Québécois se montrent aussi plus inquiets que jamais par rapport à la survie de leur langue officielle. Chez les francophones, 7 répondants sur 10 croient que la langue française est menacée, un bond de 10 points de pourcentage par rapport à 2001, selon les sondeurs.

Cette inquiétude est plus vive chez les plus âgés car 73 pour cent des Québécois francophones de 55 ans et plus disent que la langue est un facteur important de leur identité. Chez les 18 à 24 ans, ils ne sont que 44 pour cent à penser de la même façon.

Pas moins de 62 pour cent des répondants s’identifient d’abord comme Québécois ou uniquement comme Québécois, alors que cette proportion était de 49 pour cent en 2003. Au pays, les Québécois sont ceux qui ont le moins tendance à s’identifier comme Canadiens.

Les sondeurs ont toutefois observé qu’au pays, 40 pour cent des Canadiens disent que leur identité est d’abord ou uniquement canadienne, alors que c’était le cas de 49 pour cent des Canadiens il y a 16 ans.

Le sondage pancanadien a été effectué entre les 14 décembre et 16 janvier derniers. L’échantillon a été stratifié afin d’obtenir une représentation significative dans les 13 provinces et territoires.

Les six instituts de recherche qui l’ont réalisé sont l’Environics Institute for Survey Research et le Mowat Centre, de Toronto, le Centre d’analyse politique – Constitution et fédéralisme et l’Institut de recherche en politiques publiques, de Montréal, le Mulroney Institute of Government de l’Université Saint-François-Xavier, en Nouvelle-Écosse, et la Canada West Foundation basée à Calgary.

La Presse canadienne