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BAnQ a acquis les archives de l’ex-ministre Pierre Laporte assassiné en 1970

BAnQ a acquis les archives de l’ex-ministre Pierre Laporte assassiné en 1970
Photo: Archives Métro

MONTRÉAL — Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) annonce vendredi l’acquisition récente des archives de l’homme politique Pierre Laporte, qui a été assassiné lors de la Crise d’octobre 1970 au Québec.

Principalement, le fonds rassemble une correspondance importante sous la forme de centaines de lettres, cartes et télégrammes de condoléances adressés à la famille de Pierre Laporte tant par des personnalités publiques que par de simples citoyens dans la foulée de son enlèvement et de son décès. On y trouve également environ 250 photographies, 13 disques, quatre bandes magnétiques, trois vidéos et un film.

Des images montrent M. Laporte en campagne électorale aux côtés de Jean Lesage et lors d’événements relatifs à ses fonctions ministérielles. Quelques documents témoignent également de sa participation à la course à la direction du Parti Libéral du Québec (PLQ) en 1969 et d’autres contiennent des extraits sonores de sa dernière allocution.

Bibliothèque et Archives nationales du Québec signale que le fonds Pierre Laporte peut être consulté à ses locaux de l’avenue Viger Est, à Montréal.

Jean-Louis Roy, président-directeur général de BAnQ, estime que le contenu de ces archives est susceptible d’apporter de nouveaux éclairages sur la Crise d’octobre.

Celle-ci a été provoquée par l’enlèvement, le 5 octobre 1970, de James Cross, délégué commercial britannique à Montréal, par des membres du Front de libération du Québec (FLQ). Peu après, Pierre Laporte, qui était ministre du Travail et de l’Immigration du Québec, a été kidnappé à son tour, devant sa résidence de Saint-Lambert en Montérégie.

Le cadavre du ministre Laporte a été trouvé dans le coffre d’une automobile stationnée près de l’Aéroport de Saint-Hubert, le 17 octobre.

Le gouvernement du Canada a alors appliqué les dispositions de la Loi sur les mesures de guerre.

Quant à James Cross, il a été remis en liberté.

 

La Presse canadienne