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Les étudiants sortent déçus d’une rencontre avec le ministre Benoit Charette

Les étudiants sortent déçus d’une rencontre avec le ministre Benoit Charette
Photo: Jacques Boissinot / La Presse canadienneBenoit Charrette, ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

QUÉBEC — Les représentants du mouvement jeunesse qui marche pour la lutte aux changements climatiques n’ont pas réussi à obtenir les engagements qu’ils voulaient du ministre de l’Environnement, Benoit Charette.

Le collectif La planète s’invite à l’Université est donc sorti insatisfait, vendredi après-midi, de sa première prise de contact avec le ministre.

M. Charette a refusé de s’engager à obtenir un entretien pour les représentants du collectif avec le premier ministre François Legault et il a aussi refusé de s’engager à respecter les cibles internationales en matière de réduction des gaz à effet de serre (GES), ont rapporté les porte-parole du mouvement, en entrevue avec La Presse canadienne.

Contacté en fin de journée, l’attaché du ministre, Louis-Julien Dufresne, n’a pas voulu confirmer ces renseignements, en arguant qu’il n’était pas présent à la rencontre. Il devait donner suite à nos demandes, mais il n’avait toujours pas rappelé en milieu de soirée.

«On mérite plus, on mérite mieux», a déclaré un porte-parole du collectif, Louis Couillard, dans une entrevue après sa rencontre avec le ministre.

M. Charette a toutefois promis un plan plus concret de lutte aux changements climatiques d’ici à un an.

Il veut aussi discuter avec le collectif au cours de quatre consultations à venir sur des enjeux environnementaux. Les instances du mouvement donneront suite à cette proposition la semaine prochaine.

Les porte-parole du collectif ne vont pas jusqu’à dire qu’ils ont perdu confiance en M. Charette, mais ils «espèrent qu’il est le leader dont on a besoin».

Il «sera jugé sur ses résultats, à lui de montrer qu’il peut être un leader», a déclaré l’attachée de presse du collectif, Dalie Lauzon-Vallières, dans une entrevue avec La Presse canadienne.

Le mouvement veut poursuivre sa mobilisation et continuer à faire pression sur le gouvernement Legault, à l’instar des autres mouvements étudiants ailleurs dans le monde qui marchent maintenant chaque semaine pour que les gouvernements accentuent la lutte aux changements climatiques.

Le collectif La planète s’invite à l’Université exige notamment que le gouvernement Legault s’engage publiquement à respecter les recommandations du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) pour limiter le réchauffement de la planète à 1,5 degré Celsius — soit la réduction des émissions mondiales de CO2 de 50 pour cent d’ici à 2030, des émissions nettes de CO2 de zéro en 2050, et la réduction de près de 50 pour cent des émissions de méthane d’ici à 2050. 

Patrice Bergeron, La Presse canadienne