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Un échec à une base de lancement aurait peu d’impacts, dit le promoteur

Un échec à une base de lancement aurait peu d’impacts, dit le promoteur
The head of a company proposing to open Canada's only commercial spaceport near the small community of Canso, N.S., says the impact of any launch failure would be relatively small. In this image taken with a circular fisheye lens, the Northrop Grumman Antares rocket, with Cygnus resupply spacecraft onboard, is seen on Pad-0A, Wednesday, Nov. 14, 2018 at NASA's Wallops Flight Facility in Wallops Island, Va. THE CANADIAN PRESS/Joel Kowsky/NASA via AP

HALIFAX — Le promoteur qui souhaite construire le premier spatioport commercial au Canada affirme que les répercussions de l’échec d’un lancement seraient relativement faibles.

La base de lancement en question sera située près du village de Canso, en Nouvelle-Écosse.

Steve Matier a reconnu qu’un échec pouvait survenir lors d’un lancement, mais les nombreuses recherches et les progrès techniques visent à les éviter.

«Quand on analyse une fusée, on analyse sa trajectoire, l’endroit d’où elle part. On intègre les contrôles, le processus. La technique progresse. On est loin d’où vit la population. Sans oublier qu’une fusée a comme héritage une centaine de vols réussis. [Un échec] est un événement extrêmement improbable.»

Le risque d’échec n’est pas égal à zéro.

Son entreprise, nommée Maritime Launch Services, a déposé un rapport de 475 pages auprès du gouvernement de la Nouvelle-Écosse afin de détailler l’impact environnemental possible selon divers scénarios.

Le rapport indique qu’une explosion sur la rampe de lancement laisserait un cratère d’environ 10 mètres de profondeur. Il a également dit que certains arbres et le sol dans la région immédiate seraient également brûlés.

Selon M. Matier, l’échec d’un lancement n’aurait pas de conséquence à long terme, car tout propulseur résiduel se décomposerait en quelques heures ou quelques jours.

«Nous avons choisi un endroit où il n’y a pas d’espèces menacées. C’est un gros morceau de granit qui ne contient pas grand-chose, a-t-il soutenu. Toute l’analyse technique montre que toute catastrophe sera contenue sur le site même. Aucune conséquence environnementale à long terme ne se produira.»

Le lac le plus proche est situé à environ 700 mètres de la rampe de lancement. Selon le rapport, une explosion survenant à la base de lancement n’aurait aucun impact sur l’eau, la faune aquatique et la flore en cas d’explosion à la rampe de lancement.

Le rapport prévoit aussi qu’un échec survenant tout juste après le lancement pourrait créer des cratères allant jusqu’à sept mètres de profondeur

Cependant, M. Matier souligne qu’une défaillance en vol se produirait probablement au-dessus de l’océan.

«Nous ne survolons jamais personne. Une fusée atteindra une hauteur de plus de 60 000 pieds en 105 secondes. Elle quitte le secteur rapidement avant de se déplacer à une hauteur de plusieurs centaines de kilomètres.»

La ministre de l’Environnement, Margaret Miller, a demandé le rapport l’automne dernier après avoir déclaré qu’elle ne disposait pas de suffisamment d’informations pour pouvoir décider d’approuver ou non le projet.

La Presse canadienne