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Le chef péquiste devrait être élu par des membres et des non membres, selon Hivon

Le chef péquiste devrait être élu par des membres et des non membres, selon Hivon
Photo: THE CANADIAN PRESS/Peter McCabeLa députée Véronique Hivon est pressentie comme candidate à la direction du Parti québécois.

TROIS-RIVIÈRES, Qc — Le prochain chef du Parti québécois (PQ) devrait être élu non seulement par des membres du parti, mais aussi plus largement par des citoyens qui n’en sont pas membres.

C’est ce qu’a laissé entendre la députée péquiste de Joliette, Véronique Hivon, dimanche, au Conseil national du PQ à Trois-Rivières.

Mme Hivon figure parmi les éventuelles candidates pressenties à la direction du parti, mais elle a déjà fait savoir qu’elle n’était pas encore prête à prendre cette décision.

«Je sais que ça vous passionne, cette question, mais moi je pense que c’est précipité, c’est mettre la charrue devant les boeufs, a-t-elle répété dimanche en mêlée de presse. On veut parler du quoi et du comment avant de parler du qui.»

Mme Hivon a rappelé que les règles du parti permettent déjà d’élargir la base des électeurs pour choisir le chef.

«On va le décider en temps et lieu si on ouvre aux non-membres, a-t-elle déclaré. Personnellement, je trouve qu’on devrait.»

Pour sa part, le chef intérimaire, Pascal Bérubé, a affirmé dans un point de presse dimanche que cela pourrait être discuté au cours du congrès extraordinaire de l’automne prochain.

La course à la direction aura lieu en 2020, selon ce qui a été planifié samedi au Conseil national.

Outre Mme Hivon, un autre député, Sylvain Gaudreault, qui représente Jonquière, est pressenti également pour se lancer éventuellement dans la course.

M. Bérubé a dit qu’il n’a pas d’indication actuellement voulant que d’autres personnes hors de son groupe parlementaire désirent se lancer dans la course.

Toutefois, le plan de transformation entrepris par le PQ, qui culminera dans un congrès extraordinaire en novembre, pourrait inciter d’autres personnalités à plonger, a-t-il laissé entendre.

«Il y a peut-être des gens qui réfléchissent et qui n’en parlent pas. Quand l’exercice sera bien amorcé, des hommes et des femmes auront peut-être envie de porter ces idées et vont peut-être se manifester.»

Patrice Bergeron, La Presse canadienne