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L’ex-entraîneur Bertrand Charest est remis en liberté par un juge de la Cour d’appel

L’ex-entraîneur Bertrand Charest est remis en liberté par un juge de la Cour d’appel
Bertrand Charest is seen on a court drawing during a bail hearing, on March 16, 2015 in St-Jerome, Que. THE CANADIAN PRESS/Mike McLaughlin

MONTRÉAL — L’ex-entraîneur Bertrand Charest, condamné pour des crimes sexuels sur de jeunes skieuses, est remis en liberté en attendant le résultat de ses appels.

«Il ne présente ni un risque de fuite, ni un risque de commettre une autre infraction, ni un risque d’entraver l’administration de la justice s’il est mis en liberté dans l’attente de l’appel», écrit le juge Martin Vauclair de la Cour d’appel en rendant cette décision lundi.

Charest était détenu depuis son arrestation en mars 2015.

En juin 2017, il avait été déclaré coupable pour des actes de nature sexuelle — allant des attouchements jusqu’aux relations sexuelles complètes — posés dans les années 1990 sur neuf athlètes dont il était l’entraîneur, et qui étaient sous sa responsabilité. Certaines étaient mineures. L’une d’entre elles est devenue enceinte et Charest l’avait amenée se faire avorter.

L’homme de 53 ans a porté en appel ses 37 verdicts de culpabilité ainsi que sa peine de pénitencier de 12 ans.

Et le 13 mars dernier, il s’est présenté devant le juge de la Cour d’appel, lui demandant d’être libéré en entendant le résultat de ses appels. Il a fait valoir un «changement important de circonstances».

Celui-ci découle du fait que la Couronne a depuis concédé que 20 des 37 chefs sur lesquels il a été déclaré coupable doivent tomber. «Au total, (la Couronne) concède huit acquittements, deux nouveaux procès et dix arrêts conditionnels des procédures», est-il écrit dans la décision de la Cour d’appel.

Charest a plaidé que cela rendait ses arguments pour faire renverser sa condamnation encore plus solides.

Le juge est d’avis que ces changements de circonstances «ont un impact plus que minimal». Et il croit que les concessions de la Couronne auront aussi un impact sur la peine.

Le juge Vauclair lui a donc accordé cette remise en liberté, tout en lui imposant bon nombre de conditions, dont celle prévoyant qu’il ne peut être seul avec une personne mineure.

Il lui est aussi interdit de communiquer avec les plaignantes dans cette affaire, et il ne peut quitter le Québec sans autorisation de la Cour.

Le juge Vauclair n’a toutefois pas jugé nécessaire de lui demander un engagement financier.

Stéphanie Marin, La Presse canadienne

Note aux lecteurs: Version corrigée. Il faut bien lire dix arrêts conditionnels de procédures dans la citation tirée de la décision, plutôt que huit comme il était écrit précédemment.