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Monastère de Berthierville: le propriétaire conteste la protection du ministère de la Culture

Monastère de Berthierville: le propriétaire conteste la protection du ministère de la Culture
Photo: PHOTO TIRÉE DU SITE DE LA MRC D'AUTRAY

QUÉBEC — L’ordonnance du ministère de la Culture du Québec pour protéger un monastère à Berthierville est contestée par le propriétaire, qui souhaite procéder le plus rapidement possible à la démolition de l’édifice.

La ministre de la Culture, Nathalie Roy, en a fait l’annonce mercredi à l’Assemblée nationale. Elle n’a pas voulu commenter davantage l’affaire, qui devrait se retrouver devant les tribunaux jeudi.

Il y a une semaine, Mme Roy avait signé une ordonnance protégeant le bâtiment pour une période de 30 jours, le temps que les experts du ministère de la Culture déterminent la valeur patrimoniale du complexe identifié sous le nom «d’Ensemble conventuel des Moniales dominicaines de Berthierville».

La ministre s’est prévalue de l’article 76 de la Loi sur le patrimoine culturel qui lui permet de décréter une ordonnance de 30 jours pour éviter «que ne s’aggrave la menace pour le bien» si elle juge «qu’il existe une menace réelle ou appréhendée que soit dégradé de manière non négligeable un bien susceptible de présenter une valeur patrimoniale».

Plusieurs médias rapportaient que les religieuses s’étaient résolues à vendre l’immeuble à un entrepreneur en raison des coûts d’entretien qu’elles ne pouvaient plus assumer. L’acquéreur s’est ensuite tourné vers la municipalité de Berthierville pour obtenir un permis de démolition — document qui lui a été accordé, malgré l’opposition de la MRC d’Autray qui considère l’édifice comme faisant partie de son patrimoine religieux.

Dans un communiqué transmis au lendemain de la publication de l’ordonnance du ministère, le propriétaire André Saint-Martin avait plaidé qu’il détenait un permis de la ville de Berthierville et de la MRC de d’Autray.

Il avait toutefois assuré qu’il se soumettrait à l’ordonnance.

«Au moment de l’émission de l’ordonnance, nous avons immédiatement cessé les travaux et retiré nos équipements du site, afin d’envoyer un signal clair de notre volonté de collaborer. Nous attendrons maintenant les conclusions du gouvernement avant de statuer sur la suite des choses», avait conclu M. Saint-Martin.

La Presse canadienne