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Alton Gas: la GRC arrête trois manifestants sur un chantier de construction

Alton Gas: la GRC arrête trois manifestants sur un chantier de construction
Michelle Paul, a Mi'kmaq protester, stands at an RCMP roadblock in Fort Ellis, N.S. on Wednesday, April 10, 2019. The police have closed the rural road north of Halifax where protesters appear to be blocking a construction site. Alton Gas Storage is planning to discharge brine into the waterways and police officers will be enforcing an injunction that orders the demonstrators to move away from the site's main gate. THE CANADIAN PRESS/Andrew Vaughan

FORT ELLIS, N.-É. — La Gendarmerie royale du Canada a arrêté trois personnes sur un chantier de construction au nord de Halifax, où des manifestants autochtones et leurs sympathisants ont maintenu un blocus de deux ans afin de contrecarrer le plan de l’entreprise visant à créer des cavernes souterraines pour stocker du gaz naturel.

Le corps policier a confirmé que des agents portant des caméras corporelles avaient été appelés mercredi pour faire respecter une injonction enjoignant aux manifestants de s’éloigner de la porte principale du site d’Alton Gas, près de Fort Ellis, en Nouvelle-Écosse.

La caporale Jennifer Clarke a déclaré aux journalistes et à une poignée de manifestants que la GRC était absolument impartiale dans le dossier, et qu’elle respectait la culture autochtone tout comme le droit de l’entreprise de gérer ses affaires.

Mme Clarke a refusé de divulguer des détails sur les arrestations.

Les manifestants craignent la pollution de la rivière Shubenacadie, située à proximité, si la société est autorisée à créer des cavernes en utilisant de l’eau de la rivière pour éliminer les dépôts de sel.

Le mois dernier, la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse a décrété une injonction provisoire contre les manifestants, affirmant qu’ils devaient s’installer dans une zone clôturée située à proximité, le long du chemin Riverside.

Le projet de 130 millions $ est en grande partie en suspens depuis 2014, lorsque des militants mi’kmaq ont lancé une série de manifestations qui ont abouti, deux ans plus tard, à la création d’un camp de protestation ouvert toute l’année sur le site situé au nord-ouest de Stewiacke.

La Presse canadienne