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Tribunal: une coopérative funéraire a entravé les activités syndicales

Tribunal: une coopérative funéraire a entravé les activités syndicales
Photo: site web: coopérative funéraire de l'Outaouais

MONTRÉAL — Le Tribunal administratif du travail vient de ramener à l’ordre une coopérative funéraire qui s’était mise en colère au point de ne plus vouloir interagir avec la présidente du syndicat de ses employés.

Le Tribunal ordonne en effet à la Coopérative funéraire de l’Outaouais de reconnaître la présidente du syndicat concerné, soit la section locale 800 de l’Union des employés de service, affiliée à la FTQ.

Au printemps 2018, les relations étaient mauvaises entre la coopérative funéraire et le syndicat et, en juin, l’employeur avait même transmis une correspondance à tous les salariés les informant du fait qu’il refuserait désormais de «discuter» et de «transiger» avec la présidente du syndicat, Chantal Villeneuve.

Le syndicat avait alors déposé une plainte, arguant que ses activités étaient entravées par l’employeur. Et la présidente du syndicat avait aussi déposé une plainte, arguant que l’attitude de l’employeur l’empêchait d’agir comme représentante syndicale.

Le Tribunal administratif du travail a donné raison au syndicat et à la présidente du syndicat. Il a ordonné à la Coopérative funéraire de l’Outaouais de reconnaître sans délai Mme Villeneuve comme interlocutrice.

Il faut dire qu’entre-temps, l’employeur avait «fait amende honorable», relate le juge administratif Dominic Fiset, dans sa décision. Devant le Tribunal, l’employeur avait lui-même admis «que les deux plaintes sont bien fondées» et qu’il avait contrevenu au Code du travail, ajoute le juge administratif.

Le juge a même constaté lors de l’audience que «le dialogue entre les parties a repris» et que «les relations entre elles se sont améliorées» depuis. Cela étant, «il ne peut que les encourager à tourner la page sur ce malheureux épisode qui a ponctué leur relation», écrit-il.

Lia Lévesque, La Presse canadienne