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Le gouvernement libéral de T.-N.-L. dépose mardi un «budget électoral»

Le gouvernement libéral de T.-N.-L. dépose mardi un «budget électoral»
Photo: Sean Kilpatrick/La presse canadienneDwight Ball, premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador

SAINT-JEAN, T.-N.-L. — Le gouvernement libéral de Dwight Ball à Terre-Neuve-et-Labrador dépose mardi son dernier budget avant les prochaines élections, et il serait étonnant qu’il soit même adopté à l’assemblée législative.

La plus jeune province canadienne est en mode préélectoral depuis des semaines, alors que le premier ministre a promis un scrutin avant la fin de juin. Le gouvernement égrène les annonces — dont une mesure de mitigation des hausses de tarifs d’électricité, dévoilée lundi — et M. Ball a refusé de s’engager à attendre à ce que le budget soit adopté à la Chambre d’assemblée avant de déclencher des élections.

M. Ball, un ancien pharmacien et homme d’affaires, a été élu pour la première fois en 2015, lorsque les électeurs ont chassé les progressistes-conservateurs qui étaient au pouvoir depuis 12 ans. Mais il a connu un mandat difficile, principalement en raison d’une situation financière si grave qu’on a un temps évoqué le spectre d’une banqueroute de la province.

Le principal rival de M. Ball est le chef conservateur Ches Crosbie, fils de l’ancien ministre fédéral John Crosbie, figure marquante dans cette province.

Un sondage effectué en mars par la firme CRA prévoyait une course serrée entre libéraux et progressistes-conservateurs, avec un léger avantage pour M. Ball.

La commission d’enquête sur le mégaprojet hydroélectrique de Muskrat Falls, au Labrador, pourrait notamment causer un déplacement des votes, mais pas nécessairement contre le gouvernement en place, puisque le projet avait été lancé par les conservateurs. Le premier ministre Ball devrait lui-même témoigner en juillet.

Le Nouveau Parti démocratique provincial, qui était autrefois une force croissante dans cette province, n’a pas réussi à se relever de luttes intestines en 2013. Le NPD ne détient que deux sièges et aucun de ces députés ne se présente aux prochaines élections.

Le sondage CRA suggère également qu’environ un quart des électeurs n’avaient pas encore décidé en mars comment ils voteraient.

Holly McKenzie-Sutter, La Presse canadienne