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Laïcité: tous les partis disent non à la Ville de Montréal

Laïcité: tous les partis disent non à la Ville de Montréal
Photo: Jacques Boissinot/La Presse canadienneFrancois Legault, premier minister du Québec.

QUÉBEC — La mairesse de Montréal, Valérie Plante, n’a pas d’alliés à l’Assemblée nationale: tous les partis ont fermé la porte, mardi, à une dérogation de la métropole au projet de loi sur la laïcité du gouvernement caquiste.

Même les formations opposées au projet de loi 21, le Parti libéral et Québec solidaire, ont affirmé que les lois du Québec s’appliquent sur tout son territoire.

La veille, le conseil municipal de Montréal avait adopté à l’unanimité une résolution condamnant le projet de loi.

En mêlée de presse mardi après-midi avant de se rendre à la période de questions, le premier ministre François Legault a affirmé qu’il trouvait «un peu malheureux de voir la position de Montréal».

Toutefois, il a tenu à affirmer que les Montréalais n’épousent pas tous la position de la mairesse.

Pour sa part, la porte-parole libérale en matière de laïcité, la députée Hélène David, a rappelé que sa formation était contre le projet de loi qui va affecter un grand nombre de personnes s’il est adopté, mais elle sera contre une exception revendiquée par la Ville de Montréal.

«On va être contre une « clause Montréal », a-t-elle déclaré en mêlée de presse. Habituellement les lois sont pour tout le Québec.»

La co-porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé, a abondé dans le même sens. «Non, c’est clair, pas de statut spécial», a-t-elle déclaré.

Le chef intérimaire du Parti québécois (PQ), Pascal Bérubé, a également réitéré la position de sa formation: les lois du Québec s’appliquent partout sur son territoire, comme il l’avait fait valoir dans une résolution votée par tous les partis la semaine dernière à l’Assemblée nationale, à l’exception de Québec solidaire qui s’est abstenu.

Rappelons que le projet de loi 21 sur la laïcité de l’État vise à interdire le port de tout signe religieux au personnel de l’État en situation d’autorité, soit les policiers, procureurs, gardiens de prison, mais aussi les enseignantes.

Patrice Bergeron, La Presse canadienne