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Les agences de la protection de la nature subissent des coupes en Ontario

Les agences de la protection de la nature subissent des coupes en Ontario
Photo: Getty Images/iStockInondations printanières à Chatham-Kent, en Ontario, en 2018.

TORONTO — Les agences de protection de la nature de l’Ontario déplorent que le gouvernement provincial ait réduit de moitié le financement des programmes de gestion des inondations.

Selon Conservation Ontario, qui regroupe les 36 agences de protection de la nature de la province, ces coupes auront des conséquences immédiates, en particulier dans les zones plus petites et plus rurales.

«Réduire le financement est particulièrement problématique en ce moment, étant donné que, comme partout ailleurs, l’Ontario subit des inondations plus fortes et plus fréquentes en raison des effets du changement climatique, a souligné sa directrice générale Kim Gavine, dans un communiqué. En utilisant une approche axée sur les bassins versants, les offices de protection de la nature offrent des programmes de gestion des inondations efficaces et rentables, en partenariat depuis de nombreuses années avec la province, les municipalités et autres.»

L’Ontario versait 7,4 millions $ aux agences de protection de la nature pour ces travaux, mais celles-ci affirment que ce montant a maintenant été réduit de 50 pour cent.

Les agences de protection de la nature prévoient les inondations, lancent des avertissements, surveillent le débit des cours d’eau, réglementent les activités de développement dans les plaines inondables, renseignent le public et protègent la couverture naturelle du sol qui contribue à réduire les effets des inondations.

Le ministre des Ressources naturelles et des Forêts, John Yakabuski, a déclaré que le gouvernement tentait d’éliminer le déficit — actuellement de 11,7 milliards $ — et a demandé aux agences de protection de la nature de se concentrer sur leur mandat fondamental.

«La lutte contre les inondations fait partie de ce mandat fondamental. Nous leur avons demandé de se concentrer sur cela, a-t-il déclaré. En moyenne, moins de 10 pour cent du financement des agences de protection de la nature est disponible dans la province. En fait, certains ne représentent que 2,5 pour cent du financement provincial. Et nous avons entendu différentes agences de protection de la nature de la province dire que n’affectera pas leur capacité à gérer la gestion des inondations.»

Le chef du Parti vert, Mike Schreiner, a déclaré qu’il s’agissait là d’une vision à courte vue. Il a rappelé qu’une inondation survenue en août dernier à Toronto avait causé pour 80 millions $ de dégâts.

«On ne peut pas concilier le fait de demander aux agences de se concentrer sur leur mandat principal et de diviser le financement de moitié, surtout à un moment où nous savons que les tempêtes s’intensifient, le risque d’inondation augmente et les coûts qui y sont associés grimpent aussi», a-t-il souligné.

Allison Jones, La Presse canadienne