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Des militaires sont déployés au Nouveau-Brunswick suite à la crue des eaux

Des militaires sont déployés au Nouveau-Brunswick suite à la crue des eaux
Photo: Archives Métro

FREDERICTON — Environ 120 soldats des Forces armées canadiennes seront bientôt déployés dans l’ouest du Nouveau-Brunswick pour aider la population à faire face à la crue des eaux.

Les soldats venant de la base de Gagetown, au sud de la province, aideront à remplir des sacs de sable ou à évacuer des résidences, si nécessaire.

Le lieutenant-colonel Sean French, du 2e Bataillon du Royal Canadian Regiment, a indiqué que sa troupe est aussi formée pour mener des vérifications de sécurité dans diverses collectivités en employant des véhicules lourds pouvant se mouvoir dans l’eau profonde.

«Nous sommes ici pour aider. Nous sommes ici à la demande du gouvernement provincial. Si des gens veulent s’en aller, nous allons assurément les aider», a dit l’officier.

Les niveaux d’eau dans le bassin du fleuve Saint-Jean doivent s’élever au cours des prochains jours.

En raison des pluies torrentielles qui s’abattent samedi dans le nord du Nouveau-Brunswick, des résidants de 15 endroits ont été avertis de rester en état d’alerte élevée.

Selon Greg MacCallum, directeur de l’Organisation des mesures d’urgence de la province (OMU), la crue des eaux provoquera sûrement des fermetures de route dans plusieurs secteurs, notamment dans la région de Fredericton.

«Le moment est venu de se préparer, a déclaré M. MacCallum au cours d’un point de presse. Si les résidants se retrouvent dans une situation difficile, ils doivent envisager de quitter eux-mêmes leur domicile.»

L’OMU surveille l’ensemble des cours d’eau important comme les rivières Restigouche, Middle et Tétagouche, sur lesquelles des embâcles se sont formés. La crue des eaux pourrait provoquer des inondations locales.

«Les résidants qui envisagent de quitter leur résidence devraient finaliser leurs préparatifs, a indiqué l’organisme par voie de communiqué. Les niveaux d’eau risquent de monter rapidement, ce qui pourrait limiter l’accès, rendre plus difficile le processus d’évacuation et augmenter les risques pour les personnes concernées.»

La Presse canadienne