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Les électeurs de l’Î.-P.-É. se prononceront aussi sur une réforme électorale

Les électeurs de l’Î.-P.-É. se prononceront aussi sur une réforme électorale
NDP Leader Joe Byrne, , left to right, Progressive Conservative Leader Dennis King, Green Leader Peter Bevan-Baker and Liberal Leader Wade MacLauchlan pose for a photo at the provincial leaders debate at the Harbourfront Theatre in Summerside, P.E.I. on Tuesday, April 16, 2019. Canadians are expected to learn late Tuesday whether the cradle of Confederation is going to give birth to the country's first version of proportional representation. THE CANADIAN PRESS/Andrew Vaughan

CHARLOTTETOWN — Les Canadiens devraient apprendre mardi soir si le «berceau de la fédération» donnera naissance à la toute première forme de représentation proportionnelle au pays.

Parallèlement aux élections législatives provinciales, les citoyens de l’Île-du-Prince-Édouard seront invités mardi à se prononcer sur une réforme du mode de scrutin qui prévoit un «système mixte avec compensation proportionnelle».

Les partisans du Oui doivent recueillir plus de 50 pour cent des suffrages exprimés et obtenir aussi une majorité des voix dans au moins 60 pour cent des circonscriptions électorales. Un Non signifierait le maintien du système uninominal à un tour — et de l’Assemblée législative de 27 sièges.

En vertu du «système mixte avec compensation proportionnelle», les électeurs se donneraient d’abord 18 députés dans des circonscriptions redessinées, par le biais d’un système uninominal traditionnel. Mais les neuf autres députés seraient ensuite nommés à partir de listes dressées par les partis politiques. Ces sièges d’«élus de listes» seraient attribués en proportion du vote populaire que chaque parti aurait obtenu dans un autre volet du scrutin — c’est la «compensation proportionnelle».

Selon le politologue Don Desserud, il est extrêmement difficile de prévoir l’issue de ce référendum, car la réforme du mode de scrutin a été largement éclipsée par les enjeux de la campagne électorale proprement dite. Le professeur de l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard craint que de nombreux électeurs fassent leur choix dans l’isoloir, sans avoir soigneusement étudié la question.

M. Desserud croit que ce manque d’information pourrait jouer en faveur du Oui si la tendance générale est au changement, mais pourrait profiter au Non si les électeurs sont plutôt d’humeur incertaine et décident alors d’opter pour le statu quo sur cette question.

La Presse canadienne