National

Réforme électorale: l’Île-du-Prince-Édouard aurait rejeté la proportionnelle

Réforme électorale: l’Île-du-Prince-Édouard aurait rejeté la proportionnelle

CHARLOTTETOWN — Une mince majorité d’électeurs à l’Île-du-Prince-Édouard a rejeté le virage à une forme de représentation proportionnelle dans le système électoral, bien que la suite des choses demeure incertaine.

Parallèlement aux élections législatives provinciales, les citoyens étaient invités mardi à se prononcer sur une réforme du mode de scrutin qui prévoyait un «système mixte avec compensation proportionnelle».

Toutes les formations politiques avaient convenu qu’une partie ou l’autre devait obtenir plus de 50 pour cent des voix dans au moins 17 des 27 circonscriptions pour avoir gain de cause.

Tard mardi, le camp du «Non» avait obtenu près de 51 pour cent des voix exprimées, tandis que le «Oui» détenait 49 pour cent des voix.

Néanmoins, aucun des deux camps n’avait remporté 17 circonscriptions, le «Oui» étant victorieux dans 15 circonscriptions, et le «Non» dans 12 circonscriptions.

Le commissaire au référendum, Gerard Mitchell, a affirmé que si aucun camp n’atteignait 17 circonscriptions, «cela signifierait que (le résultat) ne serait pas contraignant pour le gouvernement».

Le «berceau de la fédération» avait l’occasion mardi de donner naissance à la toute première forme de représentation proportionnelle au pays.

En vertu du «système mixte avec compensation proportionnelle», les électeurs se donneraient d’abord 18 députés dans des circonscriptions redessinées, par le biais d’un système uninominal traditionnel. Mais les neuf autres députés seraient ensuite nommés à partir de listes dressées par les partis politiques. Ces sièges d’«élus de listes» seraient attribués en proportion du vote populaire que chaque parti aurait obtenu dans un autre volet du scrutin — c’est la «compensation proportionnelle».

La Presse canadienne