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Maritimes: des recettes du 18e siècle offrent un regard sur la société d’antan

Maritimes: des recettes du 18e siècle offrent un regard sur la société d’antan
Photo: Université du Nouveau-Brunswick/La Presse canadienne

FREDERICTON — Une nouvelle collection de recettes offre un aperçu du début de la vie coloniale dans les Maritimes, et donne des conseils pour fabriquer ses propres médicaments, préparer ses desserts — et indique même comment attraper un rat.

Edith Snook, une professeure d’anglais à l’Université du Nouveau-Brunswick, explique que ces recettes visaient à enseigner aux premiers colons comment vivre dans ce nouveau territoire.

Mme Snook et Lyn Bennett, une professeure agrégée à l’Université Dalhousie, ainsi qu’une équipe d’assistants de recherche ont passé les trois dernières années à fouiller dans les archives pour trouver des recettes des Maritimes écrites avant 1800.

Les chercheurs ont découvert 500 recettes dans les journaux et des documents écrits à la main.

Mme Snook a précisé que dans de nombreux cas, les recettes étaient incluses dans des lettres envoyées à d’autres personnes ou conservées avec d’autres documents importants.

À cette époque, les recettes n’étaient pas utilisées seulement pour la cuisine, elles servaient également à donner des indications pour des remèdes maison et des produits ménagers, a-t-elle expliqué.

«Les gens devaient comprendre comment vivre — pas seulement ce qu’il fallait manger, mais aussi comment rester au sec, se rétablir, cultiver la nourriture, construire et entretenir des maisons. Les recettes ont aidé à tout cela», a-t-elle ajouté.

«En gros, tout ce que vous pourriez vouloir utiliser pour vous soigner ou vous nettoyer, il existe une recette pour le fabriquer.»

Mme Snook dit avoir été surprise de l’influence d’autres pays dans les recettes, qui comprennent des savoirs originaires de l’Inde, de la Chine et de la Russie.

L’équipe a d’ailleurs testé l’une des recettes de nourriture, celle du pain d’épice, mais les résultats n’étaient pas très concluants.

«C’était très, très dur», a indiqué Mme Snook.

«Le problème est que beaucoup de recettes ne contiennent pas d’instructions très détaillées. Elles supposent en quelque sorte que vous savez déjà comment faire du pain ou du pudding. Il y a certaines indications générales, mais on est loin du niveau de détail sur la température, les mesures ou les techniques de mélange que nous avons aujourd’hui.»

Kevin Bissett, La Presse canadienne