National

Ontario: un ado se disant victime de racisme poursuit un conseil scolaire

Ontario: un ado se disant victime de racisme poursuit un conseil scolaire
Photo: Getty Images/iStockphoto

La famille d’un adolescent noir poursuit un conseil scolaire de la région de Toronto, accusant les responsables de son école secondaire de ne pas être intervenus correctement pour éviter qu’il ne soit victime d’intimidation raciste de la part d’étudiants blancs.

Dans une requête déposée la semaine dernière, la famille affirme que l’adolescent — identifié seulement comme étant E.H. — a été la cible d’agressions verbales et physiques à connotation raciste, en plus d’avoir fait l’objet de menaces. Ces événements se seraient déroulés du mois de septembre, jusqu’au mois dernier.

Selon la famille, les incidents ont été signalés aux responsables de son école secondaire de Newmarket, mais les plaintes n’ont pas fait l’objet d’enquêtes appropriées.

Les administrateurs de l’école auraient également géré le problème en suspendant plusieurs fois l’adolescent, ainsi que ses présumés assaillants, qui ne sont pas identifiés dans le document.

La requête indique que l’adolescent a souffert de plusieurs blessures dans la foulée de ces agressions, dont une commotion cérébrale. Il serait également devenu anxieux, craintif et par moments, suicidaire.

Les allégations n’ont pas subi le test des tribunaux et le conseil scolaire du district de la région de York n’a pas encore déposé de déclaration de défense. Mais sa directrice de l’éducation a publié un communiqué pour dénoncer le racisme et la violence.

«Il est déchirant de voir le racisme anti-noir se manifester sous toutes ses formes, en particulier par la violence. De tels actes sont inacceptables dans nos écoles et nos communautés», a déclaré Louise Sirisko.

«Nous prenons le racisme anti-noir très au sérieux et mettons en place des mesures de soutien pour les personnes touchées, mais ce n’est pas l’expérience que nous souhaitons pour aucun de nos étudiants. Nous sommes désolés pour le préjudice causé par cette expérience.»

La famille de l’adolescent allègue que le conseil a fait preuve de négligence et a manqué à son devoir de lui assurer un environnement sûr. Elle réclame 1 million $ en dommages-intérêts, ainsi que le remboursement des frais de l’action en justice.

«Malgré une politique de sécurité dans les écoles, une politique de tolérance zéro en matière d’intimidation et d’agression physique et une politique de lutte contre le racisme, personne au (conseil scolaire) n’a pris de mesures pour protéger E.H. En fait, la décision du (conseil scolaire) de suspendre E.H. était le comble de l’insulte», est-il écrit dans la requête.

Paola Loriggio, La Presse canadienne