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Protection de la jeunesse: François Legault choisit Régine Laurent

Protection de la jeunesse: François Legault choisit Régine Laurent
Photo: Jacques Boissinot/ La Presse canadienneLe premier ministre du Québec, François Legault

QUÉBEC — L’ancienne leader de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), Régine Laurent, présidera la future commission spéciale sur la protection de la jeunesse.

Son nom circulait déjà depuis quelques jours, mais l’annonce a été faite par le premier ministre François Legault dans son fil Twitter vendredi.

«Elle saura identifier les solutions pour mieux accompagner notre jeunesse», écrit-il. On ne sait rien du mandat précis de la commission et de ses modalités.

Les partis d’opposition avaient fait savoir, cette semaine, qu’ils n’étaient pas informés par le gouvernement du processus de mise sur pied de la commission et ils avaient manifesté leur souhait d’y participer.

Vendredi après-midi, le Parti libéral (PLQ), Québec solidaire (QS) et le Parti québécois (PQ) ont diffusé un communiqué conjoint, chose rare, pour exprimer leur déception.

On peut y lire qu’ils avaient pourtant convenu, à la suite d’une rencontre jeudi après-midi, que les décisions seraient prises «par consensus» des quatre partis politiques, soit la Coalition avenir Québec (CAQ) avec les trois partis d’opposition.

«Nous pensions que le ministre Lionel Carmant avait entendu le message uni en faveur de la transpartisanerie», soutient le communiqué désigné comme étant une Déclaration commune. 

«Nous tendons la main au gouvernement et souhaitons que pour la suite, le gouvernement travaillera davantage dans une optique de collaboration avec les oppositions.»

Dans son message Twitter, M. Legault affirme que «tous les détails seront annoncés prochainement» et précise pourtant «en collaboration» avec les partis d’opposition.

Fait à noter, le directeur des relations médias au cabinet du premier ministre, Manuel Dionne, était auparavant attaché de presse de Mme Laurent à la FIQ.

Cette commission spéciale fait suite à la mort d’une fillette de sept ans de Granby qui avait subi des sévices. La Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) s’est retrouvée par la suite en pleine controverse, critiquée de toutes parts.

Patrice Bergeron, La Presse canadienne