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Inconduites sexuelles dans l’armée: rien ou presque n’a changé

Inconduites sexuelles dans l’armée: rien ou presque n’a changé
Lieutenant-General Paul Wynnyk, Vice Chief of the Defence Staff, speaks as he joins other representatives from the Department of National Defence and Statistics Canada to hold a news conference to address the findings in the 2018 Statistics Canada Survey on Sexual Misconduct in the Canadian Armed Forces at National Defence Headquarters in Ottawa on Wednesday, May 22, 2019. THE CANADIAN PRESS/Sean Kilpatrick

OTTAWA — Les efforts déployés par les Forces armées canadiennes dans les dernières années pour empêcher les inconduites sexuelles n’ont pas donné les résultats voulus. Un sondage de Statistique Canada mené en 2018 démontre que les agressions sexuelles sont toujours aussi présentes qu’en 2016.

En 2018, quelque 900 membres de la Force régulière ont déclaré avoir été victimes d’une agression sexuelle dans le cadre de leurs fonctions dans les 12 mois précédant le sondage. Il s’agit d’une légère baisse par rapport au sondage de 2016, qui représentait quelque 960 hommes et femmes.

Les femmes dans l’armée sont quatre fois plus susceptibles d’avoir été agressées sexuellement que leurs collègues hommes. La grande majorité des incidents étaient des contacts sexuels non désirés.

Le vice-chef d’état-major de la Défense, Paul Wynnyk, a déclaré que le nombre de membres du personnel qui continue à subir des agressions sexuelles est «totalement inacceptable».

Seule lumière au tableau, les membres des FAC sont plus optimistes à l’égard de l’opération HONOUR, une initiative amorcée en 2015 par le général Jonathan Vance, chef d’état-major de la défense pour tenter de mettre fin aux «comportements sexuels dommageables et inappropriés» au sein des Forces.

Plus de 36 000 membres des Forces armées ont répondu à un questionnaire en ligne entre septembre et novembre 2018, ce qui représente 44% de l’effectif de l’armée. Un exercice semblable avait été mené pour la première fois en 2016.